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Un pilote suisse sur le podium de la Coupe VHC française

Un pilote franco-suisse fait vibrer les amateurs du VHC dans l'Hexagone. Hervé Lecuyer, au volant de sa VW Golf, est l'un des animateurs de la catégorie des "anciennes" et il ne fait pas que de la figuration. En début de saison, il s'est même offert le luxe de dépasser de nombreuses voitures plus performantes à l'image des Porsche groupe 4 qui se sont retrouvées derrière le pilote du Panda Racing Team. Avec son drapeau helvétique sur les vitres arrières et sur le toit, Hervé a réussi à débuter la saison de la meilleure des manières. Une casse mécanique du côté de Macon a tout de même légèrement changé sa progression initiale, mais le sympathique franco-suisse reste motivé comme jamais. Nous l'avons rencontré.

Hervé, pouvez-vous nous expliquer votre parcours en sport automobile et plus particulièrement en rallye ?
J'ai couru dans les années 80 sur une Golf Groupe A puis sur une Porsche 911 Groupe 4 en région Bourgogne (je suis Franco-Suisse) et à l'époque j'habitais Dijon. Comme beaucoup de pilotes amateurs, j'ai mis fin aux rallyes pour me consacrer à ma famille et mon travail. Je me suis installé à Genève en 1989 dans le milieu de la publicité et de la presse. Le virus de la course automobile en sommeil mais toujours présent, j'ai participé à quelques rallyes et courses en circuit sans programme suivi au gré des opportunités (Formule 3, ouverture du rallye de St-Cergue, Rallye de Monte Carlo en ouvreur, participation au Rallye du Liban, pilote instructeur sur circuit ...).>

Devant l'engouement du VHC, il y a 5 ans j'ai fait l'acquisition d'une Golf GTI de 1980 que j'ai décidé de préparer en groupe 1. Nous avons participé au Rallye des Hautes Côtes en 2013 avec mon fils Harold en copilote, où nous avons gagné le groupe et pour l'occasion Harold est devenu le plus jeune copilote de France. Durant l'automne 2016 la Golf a été entièrement démontée, révisée et remontée pour attaquer le Championnat de France des Rallyes VHC 2017 avec pour objectif de monter sur le podium du groupe 1. Le championnat de France comprend 10 épreuves prestigieuses, en ouverture du championnat de France des voitures "modernes". Les 7 meilleurs résultats sont retenus. Nous serons donc au départ de 7 épreuves, de mars à novembre, sans oublier la finale de la Coupe de France des Rallyes VHC qui aura lieu le même week-end que le Rallye International du Valais.

Votre saison a débuté sous les meilleurs auspices avec une première place du Championnat de France VHC après deux manches. Un résultat que vous espériez ?
A l'issue des 2 premières manches nous étions en tête du championnat de France des rallyes VHC, ce qui nous rassure quant à notre coup de volant. Nous sommes conscients que les grosses groupe 4, notamment les Porsche sont plus performantes et ont logiquement leur place devant. Jean-François Mourges et sa 911 sont désormais juste devant nous et nous pointons au deuxième rang. De toute façon, nous ne perdons pas de tête notre objectif principal qui est de terminer sur le podium du Championnat de France Groupe 1 et dans le Top 10 du championnat de France tous groupes confondus.


On sait qu'ici en Suisse le plateau des VHC est plutôt maigre... comment se passe le VHC en France ? Il se porte mieux ?
En France le VHC connait un engouement spectaculaire, de nombreuses épreuves, un championnat et une Coupe de France, des magazines spécialisés, des pilotes de renom ( Delecour, Ragnotti, Loubet, Oreille, Vaison, Mourgues ..) un plateau de voitures prestigieuses (Porsche 911, Alpine, Ford Escort, R5 Turbo, BMW M3, Opel Kadett , Lancia ...) font la joie du public et des médias.


Pourquoi le choix de la Golf et de ce nom « Panda Racing » ?
Notre choix s'est porté sur la Golf car c'est une voiture sur laquelle j'ai couru, on trouve des pièces sans problème, le coût est raisonnable et cette voiture dispose d'un énorme capital sympathie auprès du public. Lors de chaque épreuve beaucoup de personnes viennent nous voir pour nous dire qu'ils en ont possédé une, ou que leur papa en avait une, qu'ils ont couru avec ... nous recueillons à chaque fois énormément de témoignages de sympathie.

Quant au nom de « Panda Racing », il est issu de mon surnom "le Panda" car le panda est un gros nounours, une peluche qu'on a envie de cajoler ... mais ça reste un ours !! (rires)

Vous avez connu quelques soucis lors du Rallye de Macon ?
Effectivement, nous avons cassé le moteur et avons dû abandonner. Nous sommes actuellement en train de refaire le moteur et nous reprendrons le Championnat à l'occasion du Rallye de la Châtaigne qui aura lieu à la fin de ce mois. Nous sommes actuellement premier du groupe 1 et cela reste notre objectif. Nous sommes aussi qualifiés pour la finale sur les routes des Cévènes. Faire coup double avec la Coupe et le Championnat serait merveilleux.

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Point sur le Rallye International du Valais à 4 mois de l'épreuve

Du 26 au 28 octobre aura lieu un nouveau Rallye International du Valais. Si dans son parcours et son découpage, le rallye reste quasiment identique, dans les coulisses passablement de choses ont changé. Depuis le début de l'année, c'est la nouvelle société, "Association du Rallye du Valais", qui a repris l'organisation de l'épreuve. Après une première présentation des contours du rallye à la fin mars, inforallye.ch s'est intéressé à l'avancée du projet. Cédric Borboën, l'un des organisateurs du Rallye International du Valais, a gentiment répondu à nos questions. Rencontre.

Comment se passe l'organisation du Rallye International du Valais à quelques mois de l'épreuve ?
Elle se passe à merveille et surtout elle est très active, car en tant que nouvel organisateur nous devons nous imprégner d’absolument tout dans le moindre détail et cela est un travail de titan.  
Pour nous aider et soutenir nous avons vraiment la grande chance de pouvoir compter sur tout le staff des éditions précédentes ainsi que nos bénévoles et pouvoir bénéficier de toutes leurs expériences et cela c’est vraiment très précieux. Actuellement, en plus de régler les détails liés à l’opérationnel pendant les 3 jours de notre Rallye International du Valais, nous sommes surtout en pleines discussions avec nos partenaires et éventuels nouveaux partenaires, ceci afin de maintenir l’équilibre du budget du Rallye International du Valais et croyez-moi ce n’est pas une mince affaire. Nous comptons sur le soutien de tout le Valais et de la Romandie pour nous aider sur ce plan-là. Nous avons vraiment hâte d’arriver au 26 octobre afin de pouvoir présenter le fruit de notre travail.

Plusieurs nouveautés sont annoncées cette année avec une grande fête de l'automobile aux Casernes notamment. Qu'en est-il de cet événement ?
Oui effectivement nous vous réservons une grande fête comme vous le dites. Avec la reprise de l’organisation du Rallye International du Valais, nous souhaitions apporter notre patte et expérience de l’événementiel et les développer dans le cadre du Rallye International du Valais. Nous désirons aussi développer une manifestation du sport automobile dans son ensemble. Le cœur de l’événement est et restera le rallye est cela ne fait aucune discussion.    
En plus de la partie compétition automobile au sens large, avec la demande grandissante de rallye historique et surtout de la partie électrique et hydrogène de l’automobile nous nous devions, mais surtout, nous ne voulions pas rater cette opportunité. Donc pour en revenir à votre question de notre grande fête du vendredi 27 octobre aux Casernes de Sion, qui je le rappelle tombe en plein pendant les vacances scolaires, nous vous préparons une animation non-stop de 10h00 à 19h00 sur le tracé de la spéciale. Toutes la journée des véhicules de prestige, de compétition, électrique, hydrogène et historique vont rouler sur le tracé des Casernes dont les spectateurs pourront selon les disponibilités embarquer en tant que passagers pour vivre quelques émotions. Bien sûr ces véhicules ne circuleront pas en compétition et sous chronomètre, mais en démonstration.   
Pendant cette journée et comme je l’ai expliqué ci-dessus, cela reste le cœur de notre Rallye International du Valais, nous verrons défiler 2 manches du Rallye Moderne et 2 manches du Rallye Historique de Compétition (VHC).
Lire notre article sur le programme du Rallye Historique du Valais.
Pour cette journée les espaces pour les spectatrices et spectateurs seront sécurisés et il y aura toutes les animations liées à un tel évènement comme des stands, nourritures et boissons, commentateur en direct, exposition de plus de 70 véhicules de prestige et bien sûr la présence d’ancien-e champion-ne-s et passionné-e-s du domaine automobile. Vous l’avez compris, nous désirons vraiment rendre cet évènement accessible à toutes et tous et surtout faire découvrir à la Romandie entière notre magnifique Rallye International du Valais.

Le Rallye International du Valais, c'est une institution dans le Vieux-Pays. Comment a été accueilli votre arrivée au sein de cette organisation par les bénévoles déjà présents par le passé ? Les autorités ? Les partenaires ?
Avec son historique de 57 éditions/années, le Rallye International du Valais est une vraie institution en Valais mais aussi auprès de tous les passionné-e-s de rallye. Nous avons vraiment été très bien accueillis. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de rencontrer l’ensemble de nos bénévoles, mais nous espérons que notre arrivée est très bien perçue par eux, surtout que nous désirons vraiment soigner nos bénévoles, car sans eux nous ne serions tout simplement pas capables d’organiser une telle manifestation. Ils font clairement partie d’un de nos piliers de l’organisation. En ce qui concerne les autorités et nos partenaires là aussi nous avons eu un très très bon accueil, mais il faut aussi rappeler que l’ensemble de l’organisation est resté à nos côtés y compris M. Christian Dubuis qui restera au minimum 2 ans pour nous conseiller et nous soutenir dans nos démarches.

Le rallye se déplace cette année du côté de Martigny pour un retour à la formule d'antan. Pourquoi ce choix ?   
Effectivement nous allons centrer nos activités sur Martigny. Ce choix est uniquement lié à un calendrier de nombreux événements sur Sion et Martigny. Nous devons coordonner avec ces agendas afin de garantir le maximum de visibilité et d’accessibilité du rallye étant donné que nous nécessitons d’un grand espace pour accueillir toutes les infrastructures nécessaires au bon accueil de l’événement. Pour 2018 la situation sera inversée, car par exemple à Martigny le cirque Knie sera là pendant notre Rallye International du Valais et il manquerait presque deux tiers de la place que nous avons réellement besoin. Notre volonté est également d’être présents une année sur deux à Sion et/ou Martigny afin de mettre en avant les deux villes simultanément. Vous avez compris qu’il n’y a donc aucune préférence entre Sion et Martigny qui d’ailleurs font tous les 2 partie de nos très importants partenaires de par leur soutien opérationnel et financier.

En quelques mots, quel est le parcours de cette année et ses points forts ?          
Nous avons la chance d’avoir plus de 200 kilomètres de spéciales cette année et très peu de routiers, ce qui fera le bonheur des équipages. L’épreuve a droit à un meilleur découpage avec notamment le retour à Sion qui n’est plus d’actualité le samedi, ce qui économise 70 kilomètres de routiers. Nous avons mis la mythique spéciale des Cols à trois reprises à notre programme avec trois versions différentes dont une inédite qui se terminera après la première partie terre, soit d’une longueur de 13,950km. La version moyenne (23,00 km) et la version longue (32,750 km) ne subiront pas de changements majeurs. Nous avons également essayé de faciliter l’organisation générale du rallye pour les équipages avec une prise du matériel de reconnaissances à Martigny les lundi et mardi. Les reconnaissances quant à elle se dérouleront le mardi ainsi que le mercredi avec deux passages maximums par spéciales. Le jeudi sera consacré au shakedown et aux vérifications dans la région de Martigny.   
Le rallye débutera officiellement par la présentation des équipages au centre-ville de Martigny sur la Place de l’Hôtel de Ville avant les spéciales à proprement dit qui débuteront le vendredi matin par la boucle de 4 spéciales (Vercorin, Val des Dix, Nendaz, Sion-Casernes) à parcourir à deux reprises. Pendant que les équipages du moderne et du VHC s’en iront sur les spéciales « d’altitude », l’animation continuera aux Casernes comme expliqué avec une expo de voiture et des démonstrations historiques tout au long de la journée. Le samedi, cinq ES sont au programme dont celle des Cols à trois reprises comme expliqué plus haut. Entre ces trois passages, les équipages se rendront à Champex par deux fois. Le Rallye International du Valais et le Rallye Historique du Valais, c’est donc 13 épreuves spéciales pour plus de 200 kilomètres de chronos, pour seulement 600 kilomètres au total.

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Cédric Borboën, l'un des organisateurs du Rallye International du Valais

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Daniel Alliata : "J'ai réussi à réaliser un rêve !"

Parmi les pilotes inscrits au Rally del Ticino, le nom de Daniel Alliata apparait régulièrement. De nombreux équipages tessinois deviennent, le temps d'un week-end, des pilotes et copilotes afin de participer à "leur" rallye. Certains ont des rallyes en Italie dans leur programme et d'autres, à l'imagine de Daniel, participent quasiment uniquement au Rally del Ticino. Avant de prendre le départ de cette épreuve, le tessinois s'est prêté au jeu des questions pour inforallye.ch, on l'en remercie, car il a pris la peine de nous répondre en français. Rencontre.

Tu as participé à 4 reprises au Rally del Ticino. C’est le rallye « à la maison », mais c’est aussi un rallye qui te tient à cœur ?
Il y a exactement 10 ans que je participe au Rallye du Tessin. C’est le rallye à domicile, mais c’est aussi le rallye que l’on doit aider pour le maintenir car il est victime de certaines controverses. Et puis, bien évidemment qu’il me tient à cœur car c’était mon premier rallye à l’époque, avec une Peugeot 106 N2. Cette année-là, la spéciale de Valcolla faisait 14 kilomètres, une vraie institution qui portait une vraie valeur au Championnat Suisse des Rallyes.

Par le passé tu as aussi participé à d’autres rallyes comme par exemple le Rallye du Mont-Blanc. Mais c’était assez rare… pourquoi ?
J'ai vu en tant que spectateur le Rallye du Mont-Blanc en 2005. Je m’étais promis de le faire dès que j’en aurai l’opportunité. En 2012, mon ami Ruben Bossi, qui est actuellement mon fidèle copilote, avait décidé de commencer à rouler je lui ai proposé de s’asseoir à ma droite et commencer sa carrière avec ce rallye d’une certaine importance. Il l’a accepté et je n’ai pas de peine à dire que c’est le plus beau et le plus complet des rallyes auquel j’ai participé. Il y avait beaucoup de difficultés et du rapide, ce qui n’était pas chose aisée, mais franchir la ligne d’arrivée était un rêve. Depuis, on a toujours roulé avec Ruben et nous avons une très forte amitié qui s’est créée au fil des rallyes car nous partageons cette même passion.

Est-ce qu’on te reverra sur une autre épreuve que le Rally del Ticino cette année ?
Ce n’est pas prévu. Je suis devenu père de jumeaux et j’ai passablement d’engagements personnels et professionnels… je n’y arriverai pas, mais me réjouis de ce rallye à domicile !

Cette année, le Rallye du Tessin augmente son parcours avec une nouvelle spéciale et un nombre de kilomètres légèrement rallongé. Tu te rappelles de l’époque du « Rally de Lugano » comme les autres rallyes du Championnat Suisse ? Tu penses qu’on pourra une nouvelle fois revoir toutes ces spéciales ?
Je me souviens bien du Rally de Lugano en tant que spectateur étant donné que j’étais encore mineur à cette époque-là. Ma passion pour les rallyes est née sur la spéciale de Pedrinate, qui aura lieu vendredi 23 juin cette année. A l’époque, elle était beaucoup plus longue et il y avait aussi de la descente. Je suis très heureux que l'organisateur ait réussi à inclure de nouveau quelques kilomètres dans la région du « Mendrisiotto ». C’est un signe positif pour tous les fans et pour la population qui apprécie la course. Malheureusement, en tant que tessinois, nous devons faire face à de nombreux opposants du rallye qui, chaque année, pensent que l’élimination du rallye équivaut à résoudre tous les problèmes écologiques du Tessin. De cette façon, ils irritent les participants et surtout l’organisateur qui, je l’espère, reste motivé et continue de trouver des motivations à tous les niveaux pour continuer à organiser ce beau rallye. Par contre, je pense qu’il sera difficile de revoir le Rally del Ticino comme à l’époque à cause notamment des pressions de toute part.

Tu seras une nouvelle fois au départ avec une Clio Williams ?        
Je serai effectivement au départ avec une Clio… mais j’ai réussi à réaliser un rêve ! Cette année, grâce au team FR Special Cars, j’ai l’occasion d’être au départ au volant d’une Clio S1600 ! Nous allons nous faire plaisir et soutenir ainsi ce beau rallye à la maison.

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L'an dernier, c'est Danilo Pin qui roulait avec cette Clio S1600 que Daniel Alliata étrennera cette année.

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Frank Servais signe son retour en Suisse, pour le Chablais

Le rallye peut être consommé de différentes manières. Sur des petits régionaux comme on en rencontre chez nos amis français, mais également sur des épreuves de type nationales à l'image de nos rallyes helvétiques. Et puis, il y a également des épreuves d'endurance comme le voulait le rallye par le passé. C'est par exemple le cas de nombreux rallyes entièrement VHC et consacrés à nos anciennes gloires du rallye qui continuent de faire des émules. Frank Servais a dans son garage l'une de ces fantastiques voitures. Entre deux piges à l'étranger sur des épreuves qui comptent parfois jusqu'à 7 jours de course, le sympathique genevois est de passage en Suisse à l'occasion du Rallye du Chablais. Nous l'avons rencontré.

Peux-tu décrire en quelques mots ton parcours rallystique jusqu'à présent ?
Je suis arrivé au rallye sur le tard, et par hasard, en discutant avec un voisin et en découvrant qu’il avait fait du rallye il y a quelques années. Cette soirée, en 1989 s’est terminée très très tard, et nous avons eu une idée de folie, de faire un rallye ensemble, et après cette idée, nous avons décidé de faire le plus beau rallye du monde selon mon voisin, le Tour de Corse !
Mais pour y arriver, j’ai dû passer ma licence de pilote (Cours ACS au Castellet), et juste avant cela, pour me tester, mon voisin m’a fait monter à droite dans une voiture sur un circuit. Je ne l’oublierai jamais, c’était une Porsche, et pas n’importe laquelle : une 911 Carrera 2.7 RS 1973. Le sourire jusqu’aux oreilles, comme un enfant à la fête foraine. Un ou deux mois plus tard, nous étions sur le podium de départ à Ajaccio dans une aventure folle, un rêve les yeux ouverts. Nous avons terminé au scratch 34ème, avec notre petite M3 Groupe N, en 1990. Puis au retour du Tour de Corse, j’ai fait un rêve fou, de refaire le Tour de Corse, mais à gauche et avec une Porsche 911 Carrera RS 2.7 ! Il m’aura fallu 16 ans avant de réaliser ce rêve, et en octobre 2006, un copilote rencontré par petites annonces, Patrick Ciocca, et moi, prenions le départ de mon premier Tour de Corse VHC comme pilote. J’en ai fait entre-temps 11 !

On ne t’a jamais vu en moderne, l’amour est trop fort pour la 911 ?
Je n’ai effectivement jamais piloté en rallye moderne, mais à 40 ans, je me suis offert une Porsche, une 911 Carrera RS (1995) et j’ai rapidement rejoint la Coupe Porsche Suisse, que j’ai suivi pendant plusieurs années, avec la victoire en 1998 (en Classe 4, 1er Slalom, 1er en Sprint, 1er Endurance, 1er au général). Ayant réussi à acheter à un ami de la Coupe Porsche une 2.7 RS, en piètre état, j’ai demandé à un ami garagiste de m’aider à obtenir le PTH (Passeport Technique Historique), une formalité indispensable pour pouvoir engager une voiture dans des compétitions historiques (VHC). Puis, toujours avec la même voiture mythique (que j’appelle la mémé), j’ai pris le départ de 50 rallyes sur asphalte, avant de m’intéresser au Rallye du Maroc Historique, organisé par Yves Loubet, l’organisateur du Tour de Corse Historique. Mon premier Maroc Historique fut avec une voiture de location, une petite Escort, qui me laissa sur ma faim, et je décidai de monter une Porsche 911 SC pour refaire le Maroc, sans, bien sûr mettre en danger ma 2.7 RS. Il y a une semaine, c’était mon 6ème Maroc, dont 5 avec ma 911 SC (dite la Gazelle).

Justement, après ce rallye historique, tu as décidé de prendre part à un rallye plus « conventionnel », soit le Rallye du Chablais. Pourquoi ce choix ?
En redescendant de notre tapis volant, après un excellent résultat, 14ème au général sur 54 voitures, ma compagne et copilote Konstantine BUXTORF, dont c’était le 3ème rallye, m’a dit en plaisantant qu’il fallait garder les casques et Hans avec nous, au cas où je déciderais de faire le Chablais. Le délai d’inscription était le jour même de notre retour du Maroc, et en quelques clics, quelques coups de fils, SMS, emails, le défi était lancé et nous avons décidé de nous inscrire pour le Chablais. C’est un rallye dont j’ai eu l’occasion de participer à 4 reprises, la première fois, cela s’appelait les Alpes Vaudoises (et j’étais copilote), puis 3 participations en 2009 (P4), 2010 (P3), et 2011 (P2), l’occasion de lier des liens avec l’épreuve et son fantastique organisateur, Eric Jordan. C’est avant tout pour soutenir le VHC en Suisse, dont la participation est hélas généralement catastrophique, que j’ai décidé, avec la complicité de Konstantine, de revenir au Chablais. A noter, qu’en 2009, Patrick Ciocca et moi, terminions 2ème de la Coupe Suisse des Rallyes VHC.

C’est rare que l’on te voie en Suisse. Pour quelles raisons ?
Je m’aligne principalement à l’étranger, car je préfère participer à de grosses épreuves (parfois sur 4, 5 et même 7 jours) seulement VHC, plutôt qu’à des rallyes de doublure. C’est beaucoup plus gratifiant que de prendre le départ alors qu’il y a 150 voitures VHC au départ, dont 50 Porsche, qu’un rallye de la Coupe de Suisse, ayant 3 voitures au départ, et un pronostic presque préétabli. Connaissant un vie professionnelle et privée qui n’est pas un long fleuve tranquille, je suis obligé, cette saison, de décider après chaque rallye, quelle pourrait être la prochaine épreuve. Il est possible que parmi celles-ci, se trouvent la Sardaigne Historique, le Tour de Corse Historique, et, selon ce que nous propose la nouvelle équipe d’organisation, pourquoi pas le Valais ?

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Eicher - Huber, la nouvelle paire

Le Rallye du Chablais aura le plaisir de voir débuter plusieurs équipages en rallye. C'est le cas par exemple de la paire Raphaël Eicher - Aurélie Huber qui prendra part pour la première fois à un rallye lors de cette épreuve de la mi-saison. Avant de prendre la direction d'Aigle et du QG de l'édition 2017 du rally chablaisien, inforallye.ch a rencontré le pilote afin de comprendre un peu mieux sa démarche et la raison pour laquelle il sera au départ du Chablais d'ici moins de deux semaines au volant d'une Renault Clio. Interview.

Peux-tu te décrire en quelques mots ?
Je m’appelle Raphaël Eicher, j’ai 33 ans, je suis marié depuis 2012 à Devi et je suis conseiller service après-vente à AMAG Fribourg.

Le rallye, c'est quelque chose que tu as dans la peau depuis tout petit ?
Oui en effet déjà tout petit je suivais mes parents sur les différents rallyes et c’est depuis là - enfin je suppose - que j’ai choppé le plus beau des virus. (rires) Et avoir une maman copilote depuis presque 20 ans, ça aide vraiment pas. Je me suis toujours dis qu’un jour je ferais du rallye, je suis sûr que je suis autant fou qu’eux (rires)

Ce projet de rallye a germé plusieurs années... maintenant c’est fait, tu es désormais au départ du Chablais. On imagine ta satisfaction !
Comme tu dis, c’est une très grande satisfaction ! Il n’y a pas de mots pour qualifier mon euphorie et c’est grâce à des amis au top qui m’ont énormément aidé, conseillé et qui ont passée des heures et des heures autour de la Clio, c’est une grande aventure qui commence.

Pourquoi avoir choisi une Clio groupe N ?
Bonne question… j’ai énormément hésité et j’ai posé beaucoup de questions à des pilotes tels que Philippe Broussoux et Olivier Ramel ainsi qu’à Nicolas Pasche qui m’ont conforté dans mon choix. De plus, la voiture était là, je la roulais tous les jours sur la route et il faut dire que le châssis de ces Clio est top, je prenais chaque fois du plaisir à la rouler.

Et pourquoi le choix de monter une voiture plutôt que de louer, ce que font la majorité des pilotes ?
Je voulais absolument en monter une moi-même et relever ce défi car c’est bel et bien un défi (rires) D’ailleurs je l’ai dit à plusieurs reprises à mes amis pendant le montage, c’est la dernière fois … promis ! (éclat de rires) C’est aussi pour des raisons de budget, pour le prix qu’une location engendre… que j’ai monté ma voiture, c’est clair que c’est une mini groupe N, la mécanique est totalement d’origine. Mais pour débuter je pense que ça ira très bien et aussi quand tu rentres à la maison après une course tu as quelque chose dans le garage.

A tes côtés Aurélie Huber qui est une novice également. Comment est arrivée l'idée de rouler ensemble ?
J’ai fait connaissance avec Aurélie au Slalom de Romont en juin 2016 et on en avait parlé, elle m’a dit que c’était une chose qu’elle aimerait bien faire, on a gardé contact et au fil des mois nous sommes devenus amis et complices. Avant le Rallye du Valais, je lui ai écrit pour lui demander la grandeur qu’elle voulait pour son siège baquet (rires) et l’aventure a débuté. Nous avons œuvré en tant qu’ouvreur au Rallye du Valais pour ma mère et Nicolas, et le feeling a été présent dès le début…. et les rires aussi !

On aime tous le rallye... on est tous passionnés par ces moteurs vrombissants, ces odeurs de pneus et d'essence, ce bruit ... toi, qu'est-ce qui te fait hérisser le poil en rallye, jusqu'à maintenant en tant que spectateur ?
Je dirais que c’est un tout, mais voir des autos passer en rupteur de 6 sur une route de la largeur de la voiture me donne des frissons, et je trouve que la complicité que les équipages on est juste formidable, c’est la famille.

Qu'est-ce qui te réjouit le plus et respectivement, qu'est-ce qui te fait le plus peur à 2 semaines environ de l'épreuve ?
J’y vais mais j’ai peur (rires nerveux). Non plus sérieusement, je me réjouis de prendre le départ sur ces magnifiques routes du Chablais qui sont également très exigeantes. Ensuite ce qui me fait le plus peur, c’est le 1er départ de la première spéciale et que mes notes soient bonnes et pas trop généreuse… et surtout que la voiture soit fiable.

La suite de la saison, tu la vois comment ?
Pour la suite, avec Aurélie on hésite entre le Rally del Ticino et le Rallye de Savoie-Chautagne en France qui ont lieu le même week-end. On ira également se perdre aux Grisons si le Gothard a lieu et pour finir le Rallye du Valais.

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Nouvel équipage engagé en Championnat Suisse Rallye Junior

Le Championnat Suisse Rallye Junior agrandit ses rangs avec l'arrivée d'un nouvel équipage composé d'Ivo Vaz Lopes et Sarah Lattion. Les deux compères valaisans - malgré la consonnance quelque peu ibérique du pilote - auront le plaisir d'étrenner une Citroën C2 R2 lors du Rallye du Chablais. Pour faire plus amples connaissances avec ce nouveau venu dans la discipline, inforallye.ch est parti à la rencontre d'Ivo pour en savoir un peu plus sur lui.

Ivo, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?
Je me prénomme Ivo, je suis mécanicien poids lourd dans une entreprise à Saxon. Contrairement à ce que tout le monde croit en me voyant, je suis portugais d'origine. Mais j’ai toujours vécu au Châble et je pense être bien intégré d’ailleurs (rires).

Quel est ton parcours en sport automobile ? Pourquoi avoir choisi le rallye pour continuer dans ta carrière ?
L’an passé, j’ai effectué trois slaloms et une course de côte pour obtenir ma licence NATionale. Et si je me suis tourné vers le rallye, c’est tout simple : c’est mon rêve depuis que je suis petit !

Tu vas rouler avec une C2 R2, une voiture que tu as déjà pu tester sur circuit. Tes impressions ?
Cette voiture danse pas mal du train arrière, donc tu la sens bien travailler, contrairement à la 208 par exemple qui est beaucoup plus sur des rails, mais elle peut être tout aussi traitre. En tout cas, elle marche très fort et gueule autant… de quoi se faire plaisir !

Alors que la plupart des novices en rallye débutent en R1, tu as choisi de passer tout de suite à l'étape supérieure. Tu n'as pas peur de griller les étapes justement?
Griller des étapes ? Je ne pense pas (rires). Suite à mes courses de l’an dernier et diverses discussions avec des pilotes, la C2 est une bonne option. Elle n’est pas trop cher et autant puissante qu’une 208. Par contre, le châssis est moins stable… Mais je me voyais bien débuter avec cette voiture et j’espère avoir suivi de bons conseils !

A tes côtés une navigatrice qui a déjà quelques rallyes à son actif. Sarah pourra te donner de précieux conseils on l'imagine?
Oui, c’est sur ! Sarah m’a déjà donné quelques conseils suite à ses deux rallyes effectués l’an dernier. Elle m’a surtout aidé à monter mon propre système de notes car je l’avoue, c’est quand même bien compliqué au départ (rires).

Qu'est-ce qui te fait le plus peur à moins d'un mois de ton premier rallye ?
A moins d’un mois du départ de mon premier rallye, ce que j’appréhende le plus est de ne pas être en ordre avec les documents et l’administratif et surtout le trac du premier départ.

La suite de ta saison, ce sera avec le Rallye International du Valais on imagine ?
Oui normalement je fais le Rallye du Valais, mais je suis toujours à la recherche de sponsor mais aussi d’un copilote, Sarah étant prise pour cette épreuve.

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J. Toedtli "Je ne crois pas au miracle, il y a encore beaucoup de travail"

Jérémie Toedtli a été l'une des révélations du Tour de Corse, la première manche asphalte du WRC. Pour sa deuxième course en R5, le jeune neuchâtelois réussit l'exploit de se classer au 12ème rang final, toutes catégories confondues. Ce résultat bien au-delà de ses espoirs n'ont pas envoyé Jérémie sur un nuage qui le ferait oublier la réalité, au contraire. Le pilote, qui vient de fêter ses 23 ans le 16 avril dernier, garde les pieds sur terre et sait que le chemin est encore très long, même si son palmarès laisse rêveur avec 39 départs pour une seule sortie de route et une troisième place dans la Coupe monomarque la plus disputée, la 208 Rally Cup française l'an dernier. Pour inforallye.ch, il s'est arrêté quelques instants pour répondre à nos questions. Interview.

Jérémie, tu as impressionné ton monde au Tour de Corse. Certains parlent même de LA perf' du rallye. Tu pensais atteindre un résultat comme celui-ci ?
C'est sûr que le résultat final est vraiment au-delà de mes espérances et au vue du plateau avec plus de vingt R5 au départ, je n’aurai jamais pensé finir aussi bien au classement général. C'est sûr que pour une première expérience en Mondial et pour une deuxième en R5, je me voyais mal être à la bagarre avec le Champion du Monde Junior en titre !

Le Tour de Corse c'est un rallye qui a une saveur particulière pour toi puisque tu as commencé sur ces routes en VHC. Ca fait quoi de revenir quelques années plus tard avec désormais une des voitures de tête ?
La Ford Escort était déjà une voiture de tête, mais il y a plus longtemps
(sourire). C'est vrai que j'ai une véritable attirance pour ces routes, c'est juste magique de pouvoir rouler en Corse, en plus du paysage, il y a une atmosphère qui respire le sport automobile sur cette île. J'ai participé au Tour de Corse Historique en 2012 et 2013 et j'ai emprunté quelques tronçons que j'avais déjà parcouru, c'est toujours plaisant de connaître certaines parties.

Est-ce que tu as eu des appels du pied avec ce résultat, des personnes influentes sont venues te voir, cela pourrait t'ouvrir des portes tu penses ?
Pour l'instant, je n'ai rien eu de concret, je pense que l’on ne peut pas prouver sa valeur en une course, surtout que c'était une manche asphalte et la grande majorité du championnat se fait sur la terre. C'est pour cela qu'au lieu de participer au Rallye d'Allemagne, nous avons choisi de nous orienter vers la Catalogue, où il y a les deux surfaces. Ensuite pour des éventuels sponsors Suisse, c'est à moi d'ouvrir les portes et c'est vrai que ce résultat en Corse peut me permettre d'en établir de nouveaux.

On te reverra en Suisse au Rallye du Chablais, une épreuve où tu avais fait sensation par le passé en te classant d'ailleurs 2ème après quelques spéciales au volant d'une 208 R2. Cette fois-ci c'est en Skoda R5, tu vises la victoire au niveau helvétique, en faisant abstraction de Sébastien Loeb ?
Bien sûr que j'apprécie énormément ce rallye et je vise la plus haute marche, mais il y a de sérieux concurrents qu'il ne faut jamais sous-estimés, qui ont prouvés leur performance et fiabilité depuis quelques temps.

Est-ce que la présence de Loeb, le pilote le plus titré de l'histoire, pourrait jouer un rôle pour toi ? Tu le connais?
La présence de Sebastien Loeb va rendre la course un peu plus médiatique et j'espère réaliser une bonne course. Je ne le connais pas personnellement mais j'aurai l'occasion de le côtoyer notamment avec Cédric, qui le connait bien. Bien sûr que ça pourrait être incroyable de faire quelques chronos devant lui, mais je ne crois pas au miracle et que j'ai encore beaucoup de chemin devant moi pour être au top niveau.

Tu en sais un peu plus sur la suite de ta saison après ce Chablais ?
Comme je l'ai dit précédemment, on sera - si le budget est bouclé - au Rallye de Catalogne puis au Rallye International du Valais, mais je prends chaque rallye l'un après l'autre et le prochain c'est le Chablais !

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Goudron et l'asphalte, une histoire d'amour dès le berceau

A l'heure où la plupart des équipages ont pris part aux reconnsiassances du Critérium Jurassien, 40ème édition du nom, inforallye.ch est parti à la rencontre de Dan Goudron, régional de l'étape qui prendra part à son premier Crité à l'occasion de cet anniversaire qui se fêtera au sein de sa commune, Saignelégier. Rencontre.

Dan, peux-tu te présenter en quelques mots ?
J'ai 19 ans, je suis passionné de sport automobile, difficile de faire autrement quand on a baigné dedans depuis tout petit à cause de ses parents (rires).

Peux-tu nous indiquer ton parcours en course automobile ?
Pour l'instant celui-ci est encore maigre, l'an dernier j'ai fait quelques slaloms pour obtenir ma licence, un peu de karting amateur et enfin le Rallye du Florival fin mars pour se préparer au Crité.

Tu as choisi une Saxo VTS ISN pour débuter en rallye. Un choix dû au budget ou un amour particulier pour cette voiture ?
C'était au départ un choix dû au budget et au fil des kilomètres elle s'avère être vraiment une chouette voiture.

Comment as-tu vécu la première expérience au Florival ?
Vraiment très bien, les conditions étaient idéales et l'équipe au top, on a ramené la voiture intacte ce qui était notre but et en plus de ça on finit 3ème de classe, ce qui va bien au-delà de nos espérances.

Tu te sens prêt à attaquer les spéciales du Crité ? Des routes que tu connais passablement bien puisque tu joues à domicile en étant à Saignelégier ?
Oui à fond, ce n'est pas par hasard que nous avons choisi cette édition pour nous lancer, tout ou presque se passe autour de Saignelégier, ce sont des routes que j'ai l'habitude de faire tout au long de l'année, on a peut-être un petit avantage pour les notes, pour le reste on verra (sourire).

Tu sais déjà de quoi sera faite la suite de ta saison ?
Comme tout le monde j'aimerais en faire le plus possible, mais il y a la question du budget malheureusement, cependant je devrais prendre part à quelques slaloms, dont Bure, des couses de côtes et j’espère d'autres rallyes. Et par la même occasion, j'aimerais juste remercier toutes les personnes qui m'ont aidé de près ou de loin à monter et préparer cette voiture.

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Schopfer/Chaignat, mais ... Fabrice ou Chloé ?

Lors du Rallye du Pays du Gier, Julien Schopfer a obtenu un résultat qui mérite d'être souligné. 5ème du groupe N, devant des Evo 10 et Clio Williams notamment. Il termine également premier de sa catégorie, l'ISN2, tous pays confondus et se classe 12ème scratch au niveau suisse. Accompagné de Fabrice Chaignat aux notes, le pilote vaudois a un certain talent, voire un talent certain. Pour inforallye.ch, Julien s'est arrêté quelques instants, entre deux heures d'auto-école, afin de répondre à nos questions.

Julien, tu commences plutôt bien ta saison ! Après un début en rallye concluant l’an dernier, on dirait bien que tu continues sur ta lancée lors de ce Gier en roulant vite ?
Rouler vite, c'est un bien grand mot mais je dois dire que ce Rallye du Pays du Gier se prête bien aux 106 à mon avis. J'avais un bon feeling avec ces routes et j'étais assez sûr de mes notes. On n’avait pas de pression et quand tu as du plaisir à rouler, ça se ressent sur les chronos!

Tu as damé le pion à pas mal de tes concurrents, notamment des français lors de ce Gier. C'est une satisfaction pour toi on imagine ?
L'objectif était de finir car on a découvert deux trois détails mécaniques à l'assistance le jour avant qui ne nous plaisait pas. Après la première étape, on se retrouve deuxième mais à près d'une minute du premier français! On a augmenté le rythme sur la deuxième étape et nous avons vu la voiture 104 arrêtée sur le bord de la spéciale N° 4, ce qui nous a mis en tête. On a continué à rouler fort pour le plaisir et terminer ce rallye en première place du FN2, on était très content oui !

Ca rappelle ta victoire au Tessin de l'an dernier où tu as remporté la catégorie ISN devant des Clio bien plus performantes. Tu as un don pour le pilotage tu penses ?
Un don je ne pense pas non, mais je baigne depuis gamin là-dedans...c'est rare d'avoir d'autres discussions que le rallye avec mon père
(rires). Je me suis toujours posé ces questions existentielles qu'un pilote se pose : comment faire pour aller vite, qu'est-ce que les bonnes trajectoires, etc. Se remettre en question et avoir roulé en slalom plusieurs années m'a beaucoup aidé également.

En dehors du rallye, ton job c'est celui de moniteur d'auto-école. C'est pas trop frustrant de rouler lentement et faire tout juste sur la route avec tes élèves quand tu peux te défouler lors du rallye ?
Rouler lentement non, car je leur parle beaucoup de fluidité et d'intégration (rires). C'est un métier génial pour un pilote amateur… tu parles de mobilité des yeux, de trajectoire, de freinage dégressif...tu te dois de trouver des solutions pour que la voiture fasse ce que tu veux sur la route. C'est un plus je pense, à force de leur dire : lève les yeux ou observe comme ça un virage, tu commences à arriver à le faire en spéciale. C'est clair que quand tu fais ce choix de métier tu ne peux plus rouler en reconnaissances comme t'aimerais ou en tout cas certains le font (sourire).

A tes côtés Fabrice Chaignat et pour le prochain rallye, Chloé, sa fille. Plutôt original de rouler avec le père puis avec la fille ?
C'est plus génial qu’original ! Un bon navigateur est primordial en rallye. Je les aime beaucoup et je les trouve très bons dans ce qu'ils font. Il est préférable de rouler avec la même personne car tu apprends à te connaître et tu prends confiance, il est vrai, mais avec Chloé ça se passe très bien et telle père telle fille car avec Fabrice ça a tout de suite croché aussi, c'est une famille vraiment super sympa!!! Je suis heureux de pouvoir partager ça avec eux.

La suite de ta saison, ce sera quoi ?
Pour l'instant on va rouler au Crité avec Chloé et au Chablais avec Fabrice. Après on verra comment ça se passe sur ces deux épreuves pour sûrement s'inscrire au Tessin, au Gotthard et au Valais. Je vais aussi rouler au slalom de Bure, Bière et Romont puis faire deux courses de côtes je pense pour le plaisir de voir mes amis slalomeurs!

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Jean-Marie Renaud, Yannick Schriber et Peugeot 208, le trio de choc

Jean-Marie Renaud est l'un des animateurs du Championnat Suisse Rallye Junior. Au volant de sa 208 R2, il a participé à quasiment tous les rallyes de ce championnat l'an dernier. Pour 2017, Jean-Marie ou Milo pour les intimes revient en force et s'est confié à inforallye.ch juste avant de prendre la direction de St-Chamond, théâtre de la première manche du calendrier. Rencontre.

Jean-Marie, tu reviens en Junior cette année. Tu fais désormais partie des plus expérimentés, tu penses que ceci est une force pour jouer le titre cette année ?
"Oui nous revenons cette année en Junior, autant profiter de mon jeune âge (rires). Jouer le titre, je n’y pense pas vraiment... Ce qui compte pour nous c’est de prendre un maximum de plaisir au sein de ce championnat junior où il y a une très bonne ambiance. Nous avons travaillé dur cet hiver. Du couop, j’espère quand même amener de bons résultats cette année, en espérant que le chat noir ne reviendra pas dans nos roues durant cette saison."

Tu roules en 208, après avoir testé notamment la Fiesta par le passé. Une petite comparaison des deux voitures?
"Après avoir roulé une Citroën Saxo, une Fiesta R2 et désormais la Peugeot 208, je peux dire que cette 208 est un vrai bonheur. Elle reste pour moi impressionnante, son châssis parfait et une performance moteur juste au top, c’est la vraie voiture de course à mon goût."

8 pilotes inscrits en Junior, autant en R1 qu'en R2. La bagarre promet d'être belle. Quand il y a de belles luttes comme celle-ci, ça donne encore plus envie de te surpasser ?
"Même si nous roulons pour le plaisir, il y a toujours cet esprit de compétition, surtout cette année où nous somme à armes égales entre la catégorie R1 et R2 pour marquer les points. Je pense qu’il y aura une belle bagarre jusqu’au bout du championnat."

On t'a vu réaliser des tests ces jours derniers. Tu peux nous en dire plus ?
"Nous avons été effectuer deux jours de teste à Nice chez notre loueur Olivier Bosch du team FBRallye. Nous avons pu effectuer ces tests sur un bout de spéciale du Rallye d’Antibes, où nous avons appris beaucoup sur les notes, le pilotage et la voiture. Je profite en passant pour remercier Olivier pour tout le temps consacré à notre équipage."

Tu seras présent sur toutes les manches ?
"Notre but est de participer à toute les manches du Championnat Junior mais nous devons encore boucler le budget pour effectuer la totalité de la saison, l’avenir nous le dira."

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Et si c'était l'année des Lathion ?

Nicolas, pilote. Gaëtan, copilote. Les deux Lathion - qui ne sont ni frères, ni cousins - auront une carte à jouer dans le cadre du Junior. Au volant de leur 208 R2, ils ont été les Poulidor du Junior l'an dernier avec une belle bagarre avec Aurélien Devanthéry, mais qui n'a jamais conclu par une victoire. Le nouveau champion Junior étant désormais dans la catégorie supérieure, celle du R3T avec la Clio qu'il a à sa disposition, les deux Lathion deviennent assez logiquement les favoris au titre. Mais rien n'est joué, tout est possible pour les huit membres inscrits pour le titre 2017. Avant de prendre le départ de la première manche de la saison, Nicolas Lathion s'est confié à inforallye.ch.

Cette année, tu repars pour une campagne en Junior avec la 208. On t'a souvent vu aux avant-postes ces dernières années, en lutte avec Devanthéry notamment. Et si cette année était ton année ?
Je l'espère ! On va dans tous les cas faire du mieux qu'on peut! Ça ne va pas être facile mais je pense que nous avons les moyens de faire de jolies choses cette année!

La 208, tu commences à la connaitre sur le bout des doigts. Une voiture qui te convient parfaitement?
Oui c'est une voiture top, on peut aller très vite sans trop se faire peur. On a même pu terminer 6ème du championnat suisse l'année passée avec cette petite R2, donc y a un énorme potentiel !

Tu seras présent sur l'ensemble du Junior ?
Comme chaque année cela dépendra du budget, mais nous serons certainement là pour les 3 premières manches.

On t'a vu récemment en test au Portugal avec une 208 sur la terre... pourquoi ces tests? Une petite idée derrière la tête ?
A la base c'était pour le fun...mais après ces essais il est clair qu'il faut que je roule sur la terre une fois parce que c'est des sensations géniales! Florian Gonon était avec nous lors de ces tests. Il nous aide beaucoup, il nous a donné des bons coups de main notamment comme ouvreurs. Vu l'expérience qu'il a, c'est clair que ses conseils sont précieux. Merci à lui et toutes les personnes qui nous soutiennent dans l'ombre !

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Thomas Schmid, l'espoir suisse-alémanique du rallye

Le rallye est un sport à consonance suisse romande la plupart du temps. Mais de plus en plus de personnes de la partie germanophone du pays commencent à s'intéresser à notre sport fétiche. C'est le cas par exemple de Thomas Schmid, ancien champion d'autocross, qui s'est lancé en rallye l'an dernier avec un certain succès. Malheureusement pour lui, sa saison s'est arrêté violemment sur l'une des ES du Mont-Blanc. Thomas revient sur cette première saison et l'avenir de sa carrière en rallye. Reportage.

Thomas, tu as participé pour la première fois à un rallye en 2016. Peux-tu revenir quelque peu sur ce rallye ?
Nos débuts ont été très stressants au Critérium Jurassien. Tout était neuf, autant pour moi que pour Cornel, mon copilote. On a décidé assez tardivement de se lancer en rallye, ce qui fait que notre préparation n’était pas des plus optimales. Mais finalement on a pris le départ du Crité et être sur la ligne de départ de la première spéciale restera gravé à jamais dans ma mémoire. Un rêve d’enfance qui est devenu réalité. Malheureusement, le rêve sera vite écourté… Après six kilomètres, notre boite de vitesses connait des problèmes et le rallye se termine là pour nous.

Tu as montré qu’il fallait rapidement compter sur toi. Tu as réalisé de beaux résultats. Tu pensais arriver à ce stade après seulement quelques rallyes ?
Je savais que le niveau en autocross, la discipline d’où je viens, était très haut et qu’il n’était pas facile à gagner. Avec cette expérience, j’espérais ne pas être trop loin en rallye, mais si c’était un sport totalement différent avec des nouveautés importantes comme par exemple les notes ou les pneus qui changent totalement de ceux de terre pour l’autocross. Je savais également que l’expérience allait être le plus important et pourtant, malgré le peu d’expérience, on a réussi à se battre pour le scratch en R1 dès les premières spéciales. Les victoires au Chablais et au Tessin étaient une très belle surprise.

Et puis est arrivé le Rallye du Mont-Blanc où tu es sorti de la route violemment. La voiture est détruite. Ce n’était pas trop dur moralement ?
Tout se passait très bien sur ce rallye. J’avais pleinement confiance aux notes qui avaient été améliorées et la Twingo répondait à mes attentes. Comparé aux français qui roulent encore plus forts que nous, nous n’étions pas ridicules, sans faire de grosses attaques, c’était vraiment top. Mais malheureusement dans un virage sale, rempli de cailloux, nous sommes sortis de la route. Par chance, nous pouvons sortir rapidement de la voiture et sans blessures. On ne se rend pas compte tout de suite du choc, c’est seulement quelques heures plus tard qu’on comprend ce qui s’est passé. Tout le travail effectué et les efforts consentis sont perdus en quelques secondes… C’était extrêmement dur pour moi de me dire ça et on a commencé à se poser beaucoup de questions… Est-ce qu’il faut continuer ou arrêter ? Mais les bons chronos réalisés, comme par exemple celui où on a laissé le Champion de France Junior Loïc Astier juste derrière nous, m’a motivé à reprendre le travail et reconstruire la Twingo.

On te reverra donc cette saison ?
Si tout se passe comme prévu, nous serons au départ de toutes les manches du Junior avec la Twingo R1. Actuellement, je suis quasiment tous les jours dans mon atelier pour avancer la voiture… tout devrait être prêt pour le Gier.

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"Avec un large sourire, elle m'a tout de suite dit oui"

Il est des acteurs du monde du rallye qui sont plutôt discrets. Xavier Craviolini fait partie de cette catégorie de pilote. Avec son team et son équipe, il prend part à plusieurs rallyes par année, pour le plaisir, simplement. Avant de démarrer cette saison 2017, inforallye.ch a rencontré le sympathique valaisan afin de connaitre son parcours et la suite donnée à sa carrière de pilote. Rencontre.

Xavier, ça fait de longues années que tu participes à des rallyes... comment est venue ta passion ?
Je viens d’une famille de footballeurs et hockeyeurs, sports que j’ai pratiqués simultanément durant toute ma jeunesse mais j’ai toujours été passionné par les sports mécaniques. Tout petit j’allais voir des courses de moto-cross à Sierre. J’ai économisé en travaillant tous mes jours de congé/vacances dans un garage de motos et j’ai acheté ma 1ère moto à l’âge de 16 ans. C’était le début d’une longue aventure puisque j’ai pratiqué le moto-cross pendant 12 ans ! J’en garde des souvenirs merveilleux avec les copains. C’était une belle école de la vie où il fallait se débrouiller comme on pouvait mais ça m’a donné de belles satisfactions car j’ai été vice-champion suisse Junior en 1992 – ça me rajeunit pas (rires) et j’ai terminé plusieurs fois sur le podium final en catégorie « Nationale » 250 cm3. A part le moto-cross, j’allais voir toutes les années le RIV. Je me rappelle de passages d’anthologie de Henny avec la 306 maxi dans les vignes au Guercet et de Gillet avec la Mitsu Evo VI à Veysonnaz ! Je me souviens aussi d’avoir suivi toutes les assistances (volantes à l’époque) d’Olivier Burri avec mon vélomoteur !

A quand remonte ton premier rallye ?
C’était le RIV en 2003. Ca ne faisait pas longtemps qu’on était ensemble avec ma compagne Yannick et depuis mon arrêt de la compétition en moto, l’adrénaline de la course me manquait. Je suis arrivé un soir avec une offre concrète d’un préparateur pour louer une voiture pour le RIV et j’ai demandé à Yannick si elle voulait être ma co-pilote. Avec un large sourire elle m’a dit oui de suite en m’avouant que c’était aussi son rêve que de faire du rallye !
Les débuts ont été difficiles : par excès d’optimisme j’ai détruit tout le train avant de la voiture lors du shakedown et ensuite on a abandonné sur ennui mécanique à 3 ES de la fin…Ce fut une grosse déception mais on a pris un énorme plaisir à rouler. Le virus avait pris et depuis on a plus arrêté en faisant 3-4 rallyes par année.

Si j’ai bien suivi... tu as toujours roulé avec ton amie à tes côtés. Jamais roulé avec une autre personne?
Oui Lionel, tu suis bien ! C’est juste, j’ai toujours roulé avec Yannick qui est aussi ma compagne dans la vie depuis 14 ans. Elle fait un super job et s’occupe de tout organiser avant et pendant les rallyes. A part le rallye, on fait beaucoup de sports ensemble (vélo, jogging, peaux de phoques, skating, fitness,…) et c’est cool d’avoir une compagne qui partage les mêmes passions que soi. Je profite de l’occasion pour sincèrement la remercier de me co-piloter depuis toutes ces années ! Ce n’est pas toujours évident car je suis un « sanguin » et j’ai parfois tendance à vite m’emporter pendant les rallyes mais elle est toujours là pour me calmer, me dire les mots justes et elle sait parfaitement comment je fonctionne.

Depuis de nombreuses années tu roules en Honda. Est-ce que ce sera encore le cas cette année?
Oui, Yannick a repris avec son frère les 2 garages familiaux (Garage Tanguy Micheloud et Garage de Champsec à Sion) et ils sont notamment concessionnaire Honda. On aurait aussi pu rouler sur Peugeot car ils sont agent Peugeot depuis l’année passée. Pour cette année, on roulera 4-5 manches sur une Honda A7 qu’on louera en Italie chez « GRW Sport », la même avec laquelle on a fait 3 rallyes en 2016. C’est un petit team, très compétent qui a un esprit très familial « à l’italienne » et ça nous convient parfaitement. De plus, le propriétaire du team est également pilote, c’est un gros avantage car il connait très bien la voiture et il peut nous donner de précieux conseils pour les réglages.

Ton plus beau souvenir en rallye ?
Le Critérium Jurassien 2016. On roulait pour la 1ère fois avec « GRW Sport ». Après une fin d’année 2015 difficile, ils nous ont remis en confiance, préparé une voiture parfaite avec des réglages au top et surtout ils nous ont redonné le plaisir de rouler. On a fait notre meilleur résultat et on s’est battu pendant tout le rallye pour le podium en catégorie R3, c’était vraiment nouveau pour nous !

Et le pire que tu as en tête ?
Le Rallye du Mont-Blanc 2015. Quand tu apprends au départ d’une ES qu’un concurrent est décédé, c’est vraiment quelque chose de terrible. Même si je ne connaissais pas personnellement Fred Comte, on est une grande famille, ça m’a beaucoup touché et j’ai senti une grande solidarité entre nous tous.

Tu as été le seul pilote à rouler avec une voiture Diesel, c’était la Grande Punto dans les années 2009-2010. Un bon souvenir ?
Oui effectivement on a été les seuls. Même si ce n’était pas une voiture extraordinaire en termes de performances, elle était sympa à piloter, avec un couple moteur phénoménal ! Il a fallu s’adapter car ça me changeait de devoir changer les vitesses à 4000 tours/mn au lieu de 9000 tours/mn sur la Honda ! Beaucoup de monde venait nous voir intrigués au parc d’assistance et nous questionnait sur le fonctionnement de la voiture. Mais fin 2010, la FIA a eu la bonne idée de réduire les brides des turbos des diesels… Avec cette bride réduite, la voiture « n’avançait plus », on l’a revendu pour revenir sur une Honda.

Vous terminez dans le top 20 de la saison 2016 en étant 19ème au Championnat Suisse. C’est pas si mal ?
Oui c’est pas si mal même si ce résultat ne relève pas d’une grande importance à mes yeux. On le doit surtout à notre bon résultat au Rallye du Mont-Blanc où il y a eu une véritable hécatombe des équipages suisses. Cela nous a permis de terminer à la 9ème place du classement scratch suisse et de remporter la catégorie A7. On a roulé « avec la tête » car ce rallye était extrêmement piégeux et cela a payé.

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Copyright : François Morard

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[INTERVIEW] Victor Darbellay, 21 ans, pilote

Chaque année, de nouveaux pilotes prennent part à l'un ou l'autre rallye du Championnat Suisse. En 2016, Victor Darbellay, le jeune pilote de Liddes (VS) a grossi les rangs des rallymans du pays. Avant de prendre le départ de la saison 2017, inforallye.ch a rencontré le pilote valaisan qui a démontré de belles dispositions avant de malheureusement devoir abandonner sur casse mécanique. Retour sur son parcours, son premier rallye et place également à la saison prochaine.

Victor, ta carrière en rallye est toute récente… peux-tu du coup te présenter en quelques mots ?
J’ai 21 ans, j'ai commencé les courses dès l'obtention de mon permis de conduire. En commençant par des slaloms en local, en 2013 et 2014 afin d’acquérir la licence pour ensuite faire des courses de côte et slaloms en régional, ce qui a été à mon programme lors de la saison 2015 puis l’an dernier, la licence nationale afin de pouvoir enfin tester le rallye, lors du Rallye du Valais, il y a quelques mois.

Comme tu l’as dit, ton premier rallye s’est passé au RIV en octobre dernier. Comment peux-tu décrire le rallye par rapport aux autres sports automobiles ?
La comparaison est assez dure à faire. Le grand point positif est évidemment le fait de faire autant de kilomètres en une journée, ce qui change beaucoup des courses de côte ou slaloms. Il faut aussi s'habituer à avoir quelqu'un qui nous parle dans la voiture et c'est une chose qui fais très bizarre lors des premiers kilomètres de course.

En côte et slalom, on te voit en BMW. Pourquoi le choix de la Honda Civic pour le rallye ?
C'est parti d'une discussion lors du Rallye du Chablais 2016 avec Xavier Craviolini et Yannick Micheloud où ils m'ont, en quelque sorte, motivés à faire le RIV avec ma copine, qui travaille avec Yannick. Ils m'ont ensuite mis en contact avec les italiens chez qui ils louent leur Honda. C'est évident que ce n'est pas du tout le même monde que ma BMW… avec notamment la boite séquentielle et les cardans … pas du même côté (rires)... mais c'est quand même une voiture que j'ai beaucoup apprécié conduire.

En 2017, tu seras au départ de plusieurs rallyes... tu peux nous parler de ton programme ?
Mon programme se fera surtout en fonction de l'argent, car c'est le même problème partout, on aurait tous envie de faire la saison complète mais c'est malheureusement impossible pour moi d'un point de vue financier.  Alors je vais prendre le départ du Critérium Jurassien, du RIV et normalement du Rallye du Chablais, le tout avec une Honda Civic type R mais cette fois une FN2 et non une EP3. Sans oublier évidemment mes courses de côte et slaloms habituels tels qu’Anzère, Chamblon, Gurnigel, etc.

Quand on fait autant de rallyes, de côte et de slalom... est-ce qu’il te reste un peu de temps pour toi?
Bonne question, je pense qu’il faut poser la question à ma copine ? (rires) Plus sérieusement, c’est sûr que ça prend énormément de temps, rien que le fait de préparer la voiture de côte, étant donné que j’essaie de faire le maximum tout seul. Et puis il faut également faire une petite recherche de sponsors, sans oublier les courses qui font que chaque week-end ou presque durant l’été, je ne suis pas à la maison. J’ai quand même un peu de temps pour moi et mes autres loisirs, mais il est vrai que la plupart des jours de vacances sont pris pour le sport automobile.

Tu parles de sponsors… On imagine que c’est le nerf de la guerre ?
Oui, comme partout. Et d’ailleurs je profite de l'occasion pour remercier encore une fois les sponsors grâce à qui on a pu faire le Rallye du Valais en 2016, notamment à toutes les personnes qui par leur geste, qu'ils soient conséquents ou moins conséquents, ont permis d'alléger notre budget. Maintenant place à la saison 2017 où il me reste encore une somme relativement conséquente à réunir. Toutes les aides sont les bienvenues. Les dossiers de sponsoring étant prêts, c'est avec plaisir que nous en fourniront aux personnes intéressées. 

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[INTERVIEW] Une Golf, ça peut voler! Chris Parriaux le sait.

Si vous étiez au bord des spéciales lors du Crité ou du RIV cette année, vous avez obligatoirement vu une VW Golf 3 toute de noir vêtue. Cette Golf, c'est celle de Christophe Parriaux, sympathique jurassien qui s'est lancé dans la discipline cette saison. Une voiture comme celle-ci ne passe inaperçu, encore moins quand elle est dans le top 10 des voitures ayant sauté le plus haut du côté des Masses lors de la spéciale de Veysonnaz au Rallye du Valais. inforallye.ch a rencontré le jurassien afin de savoir un peu plus sur lui.

Christophe peux-tu nous décrire ton parcours en course automobile puis celui en rallye ?
En 2012 j'ai participé à mon premier slalom, celui du Bas-Monsieur. L'année suivante, j'ai acheté ma Golf 3 actuelle que j'ai montée petit-à-petit pour faire du slalom en local. En 2015, j'ai demandé une licence régionale afin de participer à quelques courses de côte, comme La Roche-La Berra et Ayent-Anzère. Enfin, l'année passée, mon rêve étant de faire du rallye, je me suis lancé dans cette aventure, en débutant la saison par un rallye proche de chez moi : Le Critérium Jurassien. Ce dernier s'étant très bien passé et après avoir pris goût à cette discipline, l'envie d'en faire un autre ne m'a pas échappé. La Golf s'est donc retrouvée sur la ligne de départ du Rallye du Valais. Dans l'ensemble, nous sommes contents de notre rallye, malgré les difficultés rencontrées lors de certaines spéciales.

Depuis quand as-tu cette passion du sport auto ?
Ayant passé mon enfance dans le village des Enfers, je courais pour aller voir les voitures de rallye passer. C'est donc depuis mon plus jeune âge que je suis passionné par ce sport.

Qu'est-ce que tu t'es dit en prenant le départ de ton premier rallye ?
J'étais très stressé les jours précédents le rallye, car tout était nouveau pour moi. Au moment de prendre le départ la pression est redescendue et là on se dit « quel bonheur ! ». Un rêve de gosse se réalise !

Ta voiture, cette Golf 3, est plutôt hors du commun... on en voit très peu. Pourquoi ce choix ?
J'ai toujours été attiré par ces voitures. C'est donc pour ça que j'ai préparé ma Golf pour le rallye. Durant ma saison, j'ai constaté que les gens avaient du plaisir à voir rouler une Golf en rallye, ce qui est encourageant.

Peux-tu nous parler de ta prochaine saison ? Tu sais déjà ton programme ?
En vue d'acheter une autre voiture pour la saison 2018, je vais prendre le départ d'un ou deux rallyes et pourquoi une course de côte, toujours avec la Golf, mais rien de concret encore.

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"Je me suis fait une raison, je ne me battrai surement jamais pour le scratch"

A l'heure où le règlement de la Coupe Suisse a connu plusieurs changements et qu'il pourrait faciliter l'accession à ce titre à plusieurs pilotes, inforallye.ch a rencontré Olivier Ramel, vainqueur de la dite Coupe lors de la saison 2016. Le pilote vaudois a couru durant de nombreuses années après ce titre, sans avoir jamais pu l'atteindre jusqu'à la saison dernière. A l'issue de ce succès, nous avons voulu revenir sur la carrière d'Olivier et sur la suite prévue. Il s'est prêté au jeu de l'interview avec plaisir et avec sa bonhomie habituelle. Rencontre.

En 2016, tu remportes le titre en Coupe Suisse ce qui couronne une carrière rondement menée. On imagine ta satisfaction ?
Oui, cette coupe gagnée me fait très plaisir comme à toute mon équipe. On avait passé tout près deux fois avec Vanessa en terminant 2ème en 2007 et 2008. Cette fois, c'est fait ! En plus, ce n'était pas forcement le but de cette saison. L'hiver dernier, nous avons remonté une ancienne 106 Cup dans l'idée d'aller nous essayer sur terre. On a participé à la Ronde hivernale du Jura pour la roder avec Alexis Josserand qui m'avais déjà navigué au Suran en 2015. Il y a longtemps que je souhaitais y participer, mais ce n'était pas possible avant pour les suisses. Ensuite, en attendant que Jack Bodenmann récupère son permis, j'ai proposé à Pierre-Alain Forestier de refaire une course ensemble après notre course du Mont-Blanc en 2015. Et ça à plutôt bien marché puisqu'on a fait le plein de points en Coupe suisse ! On y a aussi pris pas mal de plaisir. Alors on a remis cela au Jura avec un nouveau succès à la clé. Et comme le Chablais avait été super correct lors de notre retrait à la dernière minute en 2015, après le petit problème de permis de Jack, on a évidemment décidé d'y retourner avec ce dernier, une fois son permis retrouvé. Pour la suite, on avait dans l'idée d'aller faire le Gothard pour saluer le courage des organisateurs et découvrir une nouvelle course. L'annulation et le remplacement par le Mont-Blanc nous ont tout d'abord déçu. Mais en même temps, il est clair que notre connaissance du terrain allait nous donner un certain avantage sur nos poursuivants. Et j'adore cette épreuve, tant par sa forme que ses spéciales, son public et la forte concurrence française dans toutes les classes ! Et lors de l'ultime spéciale, alors que seules 4 secondes nous séparaient de notre premier concurrent de classe, on a pas mal hésité à continuer à attaquer... Mais ça a été plus fort que moi et finalement on est rentré de cette course avec la Coupe assurée et la classe avec sa prime ! Par contre, le Valais ne me laissera pas un souvenir inoubliable. Je n'ai toujours rien compris à leur façon de compter les temps...de ceux qui ne roulent pas... et au final, une courroie accessoire manifestement trop fatiguée par cette incroyable saison a cédé et a fini sa course dans la distribution, détruisant intégralement notre moteur et nos chances de rallier Martigny.

Durant ta carrière, tu as eu très longtemps les mêmes voitures... On te voit par exemple depuis 2007 avec une Renault Clio. Pourquoi cet amour pour ce véhicule ?
On a dû l’apprivoiser un peu au début. Après la Saxo, je craignais les ennuis mécaniques avec une voiture que j'imaginais peu fiable. Mais en achetant celle d'Hervé Taverney, je pensais trouver une belle évolution. Ce fut le cas après quelques courses de rodage. Et au final, la Clio est une voiture fantastique avec un moteur généreux qui offre beaucoup de couple et qui hurle dans les tours... Et après notre sortie au RIV 2010, au vu de ce qu'il en restait, j'ai pas mal hésité à changer... On avait même essayé ensemble la 500 Abarth ! Mais au final, les voitures plus modernes me paraissent impayables et in-entretenable avec une structure de vrais amateurs. Et au rapport prix / plaisir, je pense que la Clio comme la 106 Cup sont imbattables ! Je me suis de toute façon fait une raison, je ne me battrais probablement jamais pour le scratch. Et en compétiteur dans l'âme, du moment qu'il y a de la concurrence à armes égales, c'est tout ce qui m'importe.

Souvent, tu as choisi de rouler en France, comme par exemple sur le Rallye du Mont-Blanc qui est une épreuve que tu chéris depuis de nombreuses années. Tu aimes cette épreuve et les rallyes hors territoire helvétique ?
J'adore découvrir de nouvelles courses. J'ai participé à de nombreux rallyes différents en France et aussi en Italie. En 2016, j'ai même fais une course en Espagne … en circuit dans le cadre du TTE, avec la paire Brodard-De Graff, qui remporte le trophée à l'issue de la saison ! Et là, c'est vraiment par hasard, mais c'est encore en Clio ! C'est la seconde fois que je roulais avec eux et ce n'est pas exclu que j'y retourne à l'occasion.

On t’a vu à la Ronde du Jura, sur la neige, au début 2016. Bis repetita à la fin 2017 ?
Pour cette saison, on retourne à la Ronde du Jura, avec Jack cette fois, et la 106. On n’a pas utilisé les clous l'année dernière. J'espère qu'on pourra enfin les mettre !

As-tu déjà un programme pour 2017 ?
La suite du programme n'est pas encore arrêtée. Notre première idée et de faire 2 ou 3 manches terre avec la 106 si on y trouve du plaisir et qu'on ne la casse pas trop.... En parallèle, une fois que nous aurons réparé la Clio, nous ferons aussi quelques courses asphalte. J’aimerais bien retourner au Lyon-Charbonnières que l'on faisait en Championnat Suisse....au siècle dernier !

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Copyright : Mathieu Anthonioz

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Le benjamin du rallye suisse se confie

Il est très certainement le benjamin du rallye suisse actuellement du haut de ses 19 ans. Yoan Loeffler, passionné de rallye depuis son plus jeune âge - ses parents ayant d'ailleurs réalisé quelques piges à l'époque - revient sur sa saison 2016 qui aura été bien plus longue que prévue avec trois rallyes au lieu du seul Chablais prévu au départ. Il revient sur ses prestations et nous parle d'ores et déjà de 2017... Rencontre.

Yoan, on t’a vu au départ de plusieurs rallyes cette saison malgré ton jeune âge (19 ans). C’est une fierté pour toi on imagine?
Effectivement, c'est une grande fierté d'avoir pu faire 3 rallyes alors que je suis qu'en 2ème année d'apprentissage. On m'aurait dit un jour que j'allais faire du rallye à seulement 19 ans, je ne l'aurai pas cru ! Du coup, la satisfaction est juste énorme malgré tous les sacrifices faits pour y arriver.

Es-tu heureux de cette première saison ?
Oui très heureux, car le projet initial était de faire juste le Rallye du Chablais et je me retrouve avec 3 rallyes en cette fin d'année, c'est inespéré. Je peux tirer que du positif de cette première saison. Il y a eu notamment une jolie concurrence avec Michellod et Schmidt, c'était sympa. Et l'ambiance dans le Championnat Junior est top. Je remercie d'ailleurs Brice et ses collègues pour tous le travail qu'ils font. Cependant, il reste tout de même une grosse marge de travail pour me battre aux avant-postes de la classe, mais je pense être sur la bonne voie, j'ai pu m'entourer de personne d'expérience qui m'aide beaucoup.  

Peux-tu nous parler de la voiture que tu as roulée en 2016, la Citroën DS3 R1 ?
C'est une superbe base, le châssis est vraiment très performant mais il manque un petit peu de moteur, disons que les montées semblent interminables (rires). Il y a déjà de quoi faire. Pour apprendre, il n’y a rien de mieux je pense. Il manque juste un petit autobloquant, mais sinon c'est vraiment une voiture plaisante à conduire, mais proche de la série, donc fragile. Avec les soucis de réservoir homologués FIA, je suis en pleine réflexion car apparemment Citroën ne fera pas de réservoir pour cette voiture. Pourra-t-on tout de même rouler avec la DS3 R1 en Suisse ? C’est un peu le suspense actuellement… on en saura un peu plus à la fin janvier apparemment.

Après avoir participé à trois rallyes, où te situes-tu ?
Je suis content de mes prestations. Je n’ai pas eu la chance de faire des années de kart ou autres avant le permis pour pouvoir travailler mon pilotage et au vu des chronos je suis plutôt content de mes prestations avec notamment deux temps scratchs en Junior R1. J'étais en moyenne à 1 seconde au kilomètre de Michellod et Schmidt, ce qui est super positif mais il reste du travail, je sais quel point je dois modifier et où je dois progresser, d'ailleurs j'y travaille d’ores et déjà activement.

Le RIV a été malheureusement écourté pour toi avec un abandon dès la première ES sur ennui mécanique. Tu repars le lendemain en Super Rally et tu signes de bons résultats. C’est une façon de bien finir ta saison on imagine ? 
Honnêtement cet abandon a été très dur… après tout le travail accompli pour être présent sur cette dernière manche qui est également la plus réputée, je tenais à progresser et finir en beauté cette première saison, Je m'étais d’ailleurs très bien préparé pour ce rendez-vous, j'ai pu faire une séance de test avec les conseils de Michaël Burri qui est venu à ma droite. On avait également bien préparé le rallye avec mes ouvreurs - Marc Isenegger et Manu Guex – qui ont fait d'ailleurs un superbe travail le samedi. Mais malheureusement la voiture en a décidé autrement…. Ce sont les aléas de la course automobile... Il fallait bien que ça arrive une fois, non ? (sourire) Je tenais quand même à faire la journée du samedi où j'ai pu tester différentes choses, que ça soit avec les pneus ou avec mon pilotage et finir cette année 2016 de façon positive avec la tête haute.

Que vas-tu faire en 2017 ? Déjà quelques idées ?
L'objectif principal est de faire le Championnat en R1 dans le cadre du Championnat Suisse Junior, toujours dans l’optique de l’apprentissage. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre, donc ne grillons pas les étapes. J'ai également quelques projets en tête mais rien de sûr, on verra en fonction du budget…

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En route avec les filles

A l'occasion de ce Rallye International du Valais, un seul équipage féminin prendra le départ de l'épreuve. L'occasion pour inforallye.ch d'interviewer les deux protagonistes de ce duo afin de les connaitre un peu plus, elles qui sont des habituées de l'épreuve du Vieux-Pays. Rencontre avec Monique Ehrensperger et Géraldine Rossier (ex-Berthouzoz), N° 52 avec leur Mitsubishi Lancer Evo 5.

Et c'est Monique qui répond en premier à nos questions.

Comment expliques-tu cet amour pour le Rallye du Valais ?
Des routes typées, magnifiques, un décor de carte postale aux couleurs chatoyantes de l'automne mais surtout un réel défi de parcourir des spéciales au tracé difficile (notamment les Cols, avec une alternance entre asphalte et terre).

Au-delà du RIV, depuis combien de temps roules-tu en rallye ?
Après le slalom, le circuit et la côte, je suis passée logiquement au rallye en 2001 et je peux dire que cela fait déjà 16 ans de bonheur !

On le sait, le rallye est un monde avant tout masculin.......
Oui, peut-être, mais il faut de la hauteur de vue !!! J'ai fait la connaissance de nombreux pilotes dont Sébastien Loeb en 2001. Je progresse grâce à mes rivaux. Il faut inlassablement aller chercher les chronos, l'émulation homme/femme a du BON !!!

Ta voiture, la Mitsubishi Lancer Evo 5 est toujours là après tant d’années…
Je l’ai acquise en 2006, après l'Evo 3 en 2001, c'est l'ex-Patrick Artru, qui lui a offert 2 titres de champion de France, en catégorie Gr. N. Et en 2014, elle a passé en Gr. A - un pilotage toujours très physique à comparer des dernières évolutions de la marque mais je reste très attachée à son "look".

Quel est l’objectif de ce rallye ?
Etre à l’arrivée pour profiter de la fête avec Géraldine, l'assistance et mes nombreux amis valaisans, pilotes, copilotes et autres...
Et côté compétition, le but est de me hisser à la meilleure place de la classe qui s'annonce très disputée.

Place maintenant à sa copilote, Géraldine, qui n'est pas une inconnue du baquet de droite...

Géraldine, on te retrouve derrière le cahier de notes à l’occasion de ce RIV. C’est un plaisir de retrouver cette place après quelques temps d’absence ?
J'aurais dû faire le Chablais mais j'avais des cours de formation. Et faire un RIV avec Monique, c'est toujours un plaisir !

Former un équipage féminin, ce n’est pas très fréquent. Ca te fait plaisir ?
Oui, absolument ! Ma première expérience en équipage était justement avec Monique en 2001 au RIV. Par la suite j'ai pas mal roulé au Moyent-Orient avec une pilote allemande qui habite à Abu Dhabi.

Tu abordes le rallye différemment quand c’est comme ça ?
Absolument pas, car le job de copilote reste le même. Avec Monique, c'est une longue amitié et un feeling extraordinaire. 

Durant les belles années, tu as pu rouler dans le baquet de droite de WRC notamment. Un rêve qui s’était accompli pour toi ?
Oh que oui ! En 2000, j'ai eu la chance de faire mon premier rallye en Peugeot 306 Maxi aux côtés de Christian Studer, vice-champion Suisse en 1999. Cela ne nous rajeunit pas...  On a appris à dompter cette Maxi et on l'a malheureusement détruite suite à une grosse sortie de route. Du fait que nous ne pouvions plus rouler en Suisse, Christian s'est en séparé. Et là encore, de magnifiques expériences en WRC…. notamment avec la Ford Escort WRC que nous avons étrennée en Suisse et en France. 

On te reverra un peu plus souvent en 2017 ?
Pour le moment, je n'y ai pas songé. Mon job de maman et ma carrière professionnelle me prennent passablement de temps … du bon temps ;-)

Pour suivre ces deux dames, rendez-vous dès vendredi aux bords des spéciales afin d'apprécier le spectacle qu'elles offriront à bord de leur Mistubishi Lancer Evo 5 N° 52.

EHRENSPERGER Monique EHRENSPERGER Romano Rallye des Bornes 2016

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Du slalom au rallye, avec succès

Dans le microcosme du rallye, il est encore méconnu et pourtant il va vite et a déjà marqué les esprits des plus aguerris. Julien Schopfer, pilote en slalom, s'est lancé en rallye cette année avec parfois quelques poisses mécaniques, mais également des résultats probants. Rencontre avec le vaudois avant son départ au RIV.

Julien, tu vas participer à ton premier RIV. Avec quel objectif ?
L'objectif principal comme au départ de chaque rallye depuis le début de l'année est de le terminer.

On a surtout envie de prendre beaucoup de plaisir avec Chloé Chaignat sur ces magnifiques spéciales et de faire une belle dernière manche...j'ai roulé avec un rythme assez « sûr » on dira sur les premiers rallyes et j'aimerai continuer comme ça, mais attaquer quand même un peu plus sur ce RIV.

Tu as démontré de belles dispositions, surtout lors du Rally del Ticino que tu as remporté dans la catégorie ISN alors que c'était ton 2ème rallye. Comment peux-tu expliquer ceci ?
La Ronde del Ticino est un rallye qui se prête très bien à une 106. Des spéciales courtes, sinueuses et pas cassantes.
J'étais en forme et j'avais envie de bien faire après mes soucis au Chablais. Tout s'est déroulé sans accros du début à la fin et les conditions météo ont joué un rôle important car les spéciales étaient parfois moins mouillées que pour les premiers lors de notre passage.
On est resté en slick tout le rallye et c'était le bon choix, même si c’était un sacré coup de poker...mon père y est pour beaucoup. Et j'avais également un super navigo qui me tirait en avant sur tous les virages, ça fait aussi une part des choses. C'est tout plein de facteurs qui nous ont apporté la victoire.

Jusqu'à maintenant, tu roulais en slalom et côte. Un sacré apprentissage ?
Le slalom surtout. J'en ai fait plusieurs années de suite mais j'ai beaucoup appris sur les deux dernières...je roulais aussi avec une 106 GTI en catégorie Local et on était plus de 20 au départ parfois. Du coup il fallait faire de belles manches pour être devant, ça donne un bon rythme. La moindre faute coûte très cher.
L'apprentissage par le slalom est primordial à mon avis. Les recos se font à pied et c'est de l'appris par cœur. Ça donne de l'expérience pour la dictée des notes en rallye.

Dans ta famille, tu as des personnes qui vont vite... ta soeur, ton beau frère... etc. Un avantage pour toi ?
Oui mon beau-frère Nicolas Roberto est impressionnant. Qu'il roule dans une catégorie avec un véhicule d'origine ou avec sa 205 E1, il est toujours devant.

Ma sœur Sandrine pareil, cette année elle a raflé la mise à Chamblon alors qu'elle n'avait plus roulé depuis deux ans...en local elle rentrait à chaque fois avec une coupe.
Mon père a encore le virus...il nous met la pâtée à toute la famille sitôt la route enneigée… il est super vite et son expérience du rallye m'aide beaucoup. C'est lui qui nous a donné cette passion et ses tous premiers conseils étaient les bons !
Cette équipe-là m'apporte beaucoup. Ils sont derrière moi pour le rallye ainsi que ma mère, ce qui me fait vraiment plaisir.

Tu sais déjà de quoi sera faite ta saison 2017 ?
Tout est question de budget dans ce sport, mais on va organiser un souper de soutient pour trouver quelques sous cet hiver et on aimerait participer à la Ronde du Jura.

Vu que Chloé vient de Saignelégier ,on a également très envie de rouler au Critérium en début d'année. Ensuite on verra mais surement le Chablais, la Ronde del Ticino, un nouveau rallye suisse s’il est organisé ou quelques rallye en France. Rien n'est décidé trop à l'avance.

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