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"Après le rallye, on n'avait qu'une seule envie : recommencer"

Tout au long de cette saison, plusieurs équipages novices ont tenté leur chance sur le Championnat Suisse des Rallyes. Parmi eux, celui composé d'Yvan Besançon et Athéna Danzeisen qui ont participé au Rallye du Chablais en juin dernier. L'occasion pour inforallye.ch de leur poser quelques questions avant très certainement de les revoir l'an prochain sur les routes chablaisiennes.

Aténas, qu'est-ce que ça fait d'être au départ de son premier rallye ? Tu étais stressée ?
Inexplicable ! Il faut le vivre ! C’était génial, exciter de pouvoir être là au départ et non spectatrice entourer de grand champion. Stressée oui et peur de l’inconnu, peur de se tromper surtout sur le règlement des rallyes et d’avoir une pénalité mais dans la dictée des notes, j'étais plutôt rassurée, on s'est beaucoup entrainé. Je m’étais mise une pression énorme qui m’a valu une frayeur lors de la fin de la 1ère ES... je ne retrouvais plus notre carnet de contrôle. Il s’était glissé sous le siège ! Ouf !

Les sensations du rallye sont à nul autre pareil... elles sont tellement fortes de ce que l'on entend souvent. Tu as ressenti cette dose d'adrénaline ?
Oh oui ! Une grande émotion, pendant les 3 jours de rallye, à l’arrivée et même avant et encore après le rallye. J’ai ressenti l’adrénaline et j’étais excitée à l’idée que l’on puisse faire notre 1er rallye après 3 ans de préparation. Un rêve plein les yeux ... c'était dur après le rallye car on n'avait qu’une seule envie : d’y retourner.

Si on te dit de remonter dans une voiture de rallye, tu dis oui ? 😉
Un énorme OUI ! Tout de suite, on y va quand ?! Super ambiance entre équipage, organisateur, commissaire, etc… l’accueil était génial. Un énorme merci à tous car sans eux, pas de rallye.

Cher Yvan, toi qui a piloté pour la première fois en rallye. Comment ça s'est passé ?
C'était une découverte pour moi. Découverte de la voiture, de l'organisation d'un rallye et bien sûr du côté émotionnel que cela représente. On a pu vivre la joie du départ, le stress de la météo changeante et une émotion extraordinaire au moment de franchir le podium d'arrivée.

Pourquoi le choix de la 208 ?
La voiture est facile, bien que je suis un pro-Ford, la 208 me donnait plus confiance.

Ce n'était pas trop difficile de se mettre dedans avec une vraie voiture de course pour ton premier rallye ?
Non car la voiture était simple à conduire. Mais bon soyons clair... pour un premier rallye, le potentiel de la voiture a rarement été atteint.

Tu disais sur le podium du Rallye du Chablais qu'à 50 ans, tu as réalisé ton rêve d'il y a 30 ans. Pourquoi avoir dû/attendu autant de temps ?
Le tout premier obstacle était l’argent à 20 ans et j’avais d’autres priorités, les enfants etc…

Quand on débute à 50 ans, y a des ambitions on l'imagine bien différente que celle des Junior qui cherchent la performance. C'est quoi qu'on cherche au plus profond de soi quand on se lance dans une aventure comme celle-ci ?
Le plaisir en rallye pour moi est différent à 50 ans, je recherchais des émotions. Je dois dire que lors du départ de la ES1, j’avais 25 ans et une fois la ligne d’arrivée franchie mon corps m'a rappelé que j’avais 2 fois 25 ans.

Qu'est-ce qui a été le plus dur ? Les reconnaissances ? La prise de note ? ou autre chose ?
La prise de note sans la vitesse du rallye.... ce n'est vraiment pas évident. Comme nous n'avions jamais fait de rallye avant, le plus dur est le manque de pratique, tu passes et tu sens que tu pourrais passer mieux ou plus vite, tu voudrais refaire la spécial encore une fois, même après 150 Km de spéciales au moment où tu franchis la ligne tu voudrais recommencer!

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Objectif : la victoire pour la paire Vuistiner/Krummer

Dans le parc d'assistance, si l'on cherche Ismaël Vuistiner, il faut regarder en haut. Grand de par sa taille, il l'est aussi de par son talent. Au volant de petites groupe N par le passé, il a su se forger un pilotage affûté et a démontré cette année en Clio R3T Alps Trophy qu'il avait une carte à jouer. Avant de prendre le départ du Rallye International du Valais sur ses terres en compagnie de son amie Florine Kummer à ses côtés, la pression est grande. En devançant Olivier Coutrois, leur adversaire direct dans ce trophée, les valaisans pourront prendre la direction du Rallye Monte-Carlo 2018 en Clio R3T, la dotation finale promise au vainqueur. Avant le départ prévu dans moins d'une semaine, Florine Kummer a gentiment répondu à nos questions.

Comment est-ce que vous vous sentez à quelques jours du départ du Rallye International du Valais, votre rallye à domicile ? 
On se sent assez bien, on a eu le temps de digérer notre erreur du Mont-Blanc et on est heureux de pouvoir terminer la saison à domicile. On a eu un stress supplémentaire la semaine dernière car à la suite d’une violente sortie de route Chazel Technologies ne sont pas en mesure de réparer notre voiture à temps. Ils nous ont rapidement mis en contact avec un autre loueur et on est heureux d’avoir trouvé un véhicule à temps.

Ce rallye aura une saveur particulière car il signifie éventuellement un titre de Champion pour vous et le Monte-Carlo 2018 avec cette Clio R3T grâce à Renault Suisse et ses partenaires. Est-ce que ce n’est pas une pression supplémentaire ?
Bien évidemment, la pression est bien présente mais tout aussi présente que notre enthousiasme. On s’est bien préparé pour ce rallye est on a vraiment envie de prendre un maximum de plaisir.

Après plusieurs rallyes avec cette Clio R3T, on a pu voir que vous la preniez relativement bien en main, avec même une victoire sur les routes hyper rapides de la Côte Chalonnaise. C’est une arme redoutable selon vous ?
Il est vrai que c’est une excellente voiture. On prend beaucoup de plaisir à son bord. Elle est puissante et à énormément de couple (ce qui est tout de même plus agréable sur le sec). En regardant les résultats que peuvent faire des pilotes comme Florian Bernardi ou Manu Guigou au Rallye du Mont-Blanc, on est certain de pouvoir apprendre encore beaucoup de choses à son bord.

L’adversité semble importante avec notamment Aurélien Devanthéry, champion junior en titre, et réputé comme très rapide sur ses routes. Comment allez-vous gérer cette pression ?
Nous devons surtout nous concentrer sur les résultats d’Olivier, car si nous voulons avoir une chance de remporter la coupe et la dotation finale on doit à tout prix finir devant lui. C’est sûr qu’Aurélien va rouler fort comme d’autres participants du Clio Alps Trophy mais il nous faudra vraiment rouler intelligemment.

Est-ce que le titre et le Monte-Carlo en 2018 était un objectif pour vous en début de saison ? Si ce n’était pas le cas, c’est la cerise sur le gâteau après plusieurs années d’intenses bagarres ?
En début de saison on n’osait pas vraiment y penser. C’est sûr que l’objectif était de participer à toutes les manches de la coupe mais vu le budget qu’il nous fallait obtenir, on avançait vraiment de rallye en rallye.
Après 5 ans de participation au Rallye du Chablais et au Rallye International du Valais au volant de divers Groupe N, nous avons réussi à réunir le budget pour participer au Championnat Suisse Rallye Junior l’an passé et au Clio R3T Alps Trophy cette année. Le titre et le Monte-Carlo serait un bel accomplissement personnel mais aussi une façon de rendre hommage à nos familles, amis et sponsors qui nous ont fait confiance et soutenu durant toutes ses années. Maintenant c’est à nous de tout donner au Rallye International du Valais car pour l’instant ce n’est pas nous qui allons au Monte-Carlo mais on va tout faire pour y arriver.

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Copyright : http://photos.torti.ch

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E. Bornet : "Pourquoi pas le volant au lieu de l'appareil photo ?"

Parmi la huitantaine de bulletins d'engagement envoyés auprès de l'organisateur du Rallye International du Valais, celui d'Etienne Bornet a dû étonner certains habitués du milieu. Mais qui est ce jeune homme de 22 ans qui participera à la classique valaisanne ? Avec sa volonté de vous faire découvrir également les nouveaux animateurs du Championnat Suisse, inforallye.ch est parti à sa rencontre.

Etienne, avant toute chose, quel est ton lien avec le sport auto ?
Vivant dans la région de Sion, j'ai suivi le Rallye du Valais depuis mon plus jeune âge. Puis au fil des années, je me suis intéressé de plus en plus au sport automobile, en le vivant à chaque édition d'un peu plus proche.

On te connait notamment comme photographe amateur au bord des spéciales… ça t’a démangé de passer de l’autre côté ?
En effet, de par mon activité annexe de photographe, je me déplace souvent le long des spéciales afin d'immortaliser ces moments. Et il faut avouer qu'en voyant les équipages passer à travers l'objectif, je me suis dit "pourquoi pas passer derrière le volant au lieu d'être derrière l'appareil-photo ?"

Comment es-tu arrivé à tes fins, c’est-à-dire de pouvoir envoyer ton inscription ? Ce n’est pas trop dur de se lancer dans le bain ?
J'ai eu la chance d'avoir le soutien de plusieurs amis qui sont déjà dans le monde du Rallye, qui ont pu m'en expliquer les rouages. J'ai ensuite pris connaissance du travail administratif à effectuer, et je m'y suis attelé avec impatience !

A tes côtés, Marine Maye, qui débute également dans le monde du rallye. C’est pas trop stressant d’être les deux novices ?
Nous nous connaissons depuis de nombreuses années, et avons développé une confiance qui ne peut être que bénéfique lorsque nous serons dans nos baquets respectifs. Son père ayant fait du Rallye, elle a été baignée dans ce monde depuis son jeune âge également. C'est il y a quelques mois que nous avons décidé de nous lancer dans l'aventure. Nous avons mis en place notre système de notes, et avons appris les différents aspects du Rallye au fur et à mesure que nous avancions dans la préparation du Rallye International du Valais.

Avec quelle voiture seras-tu au départ de l’épreuve ?
Je serai au volant d'une Renault Clio RS N3 louée chez Rally Sport Evolution en Italie.

Et avec quel objectif ?
L'objectif principal de notre première participation est de rallier l'arrivée sans problème majeur. Nous aurons alors accumulé de l'expérience, et nous aurons surtout pris du plaisir, ce qui est primordial à nos yeux.

Tu sais déjà de quoi sera faite ta saison prochaine… ou tout du moins ce que tu souhaiterais faire ?
Notre objectif principal est pour l'instant le RIV 2017. Quant à la suite, nous n'avons pas encore de programme précis, mais nous y réfléchissons...

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Vivian Randin revient en rallye, avec une Super 1600 !

Vivian Randin est un pilote que l'on connait depuis de nombreuses années en rallye, mais qui a toujours fait quelques apparitions par saison, sans vraiment pouvoir s'offrir l'opportunité d'aller plus loin. Cette année, à l'occasion d'un anniversaire particulier, le pilote que l'on a connu souvent au volant de groupe N se lance le défi de prendre les commandes d'une voiture anciennement championne suisse des rallyes. Rencontre avec Vivian qui nous présente en quelques mots son passé et ce qu'il attend de ce Rallye International du Valais au volant de la Clio S1600 de chez Balbosca.

Peux-tu nous rappeler ton parcours en rallye ?
Cela fait maintenant 17ans que j’ai effectué mon premier rallye lors de la Ronde d’Ajoie 2000 et mon premier RIV de la même année. J’ai roulé sur passablement de voiture comme des Citroën Saxo GrN & GrA, Peugeot 206 GrN, Renault Clio Ragnotti GrN et Renault Clio R3. Je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de participer à l’entier d’un championnat suisse faute de budget.

Tu as très souvent participé au Rallye International du Valais… Pourquoi autant de plaisir sur ce rallye et pas un Rallye du Chablais par exemple, plus proche de tes terres ?
Effectivement ma participation cette année sera la 12ème alors que je n’ai que 4 participations sur le Rallye du Chablais. J’ai plus souvent choisi le Rallye International du Valais car le nombre de kilomètres était plus important que sur les autres rallye de notre championnat. J’affectionne également son tracé très varié et je pense que les spéciales du RIV me conviennent mieux que celle du Chablais.

Après une pause de 2 ans et demi tu reviens avec une grosse voiture. Une voiture qui a gagné par le passé le Championnat Suisse des Rallyes. Pourquoi ce choix ?
Depuis 2012 date de ma dernière participation au RIV je n’ai effectué qu’un rallye, le Chablais 2014. La raison de cette pause réside dans le fait que j’ai acheté une maison à retaper et que cela me prend passablement de temps … et d’argent. Mais cette année est particulière pour moi et mon copilote, nous fêtons nos 40 ans et pour cela nous voulions réaliser un de nos vieux rêves, à savoir louer une Clio S1600.

As-tu un objectif sur ce rallye ?
C’est avec beaucoup d’humilité que nous allons aborder cette course avec une telle voiture. Je ne sais vraiment pas à quel niveau nous allons nous situer. Le seul objectif est de se faire un max de plaisir.

As-tu une spéciale que tu affectionnes particulièrement sur ce Rallye du Valais 2017 ?
Sans hésitation la spéciale des Cols.

Tu seras en face à face avec notamment Christian Blanchard. La bagarre semble jouable ?
Aucune chance, je n’ai pas le niveau pour me battre avec un pilote de la trempe de Christian.

Qui sera à tes côtés ?
Mon copilote sera Olivier Pointet. Olivier est un ami d’enfance et nous avons commencé le rallye ensemble, il m’a navigué sur quasi la totalité de mes courses.

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Vivian Randin et son copilote Olivier Pointet seront à bord d'une Clio S1600 de chez Balbosca qui revêtait une robe particulière lors de leurs essais il y a de ça quelques mois.

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Bilan satisfaisant pour la troisième édition de Rally for Smile

Rally for Smile porte bien son nom. Durant toute la journée du samedi 26 août à Sion, les enfants malades ont pu découvrir les joies du sport automobile et sortir du train-train quotidien en devenant copilote de l'un des pilotes qui y participait. Les simples quidams ont également pu y participer, moyennant une finance de 100.- francs reversées à l'association partenaire de cette année. Au bilan final, l'association Rally for Smile emmenée par Pierre-André Terrettaz a pu offrir 20'000.- francs aux invités de cette année, l'Association Enfance et Maladies Orphelines. Retour sur cette édition 2017 et coup de projecteur sur l'avenir de cette manifestation avec son instigateur, Pierre-André Terrettaz.

En quelques mots, comment s’est passé cette édition 2017 ?
Cette édition pourrait se résumer en trois mots…solidarité, partage et convivialité car c’est vraiment la réalité de cette belle journée vécue le 26 août dernier. Sur l’ensemble de la manifestation, qui fut à nouveau exceptionnelle tant par la météo, les sourires apportés aux enfants et à leur famille, ainsi que par le montant récolté, je ne peux qu’être très heureux et fier de tout le travail accompli bénévolement des personnes impliquées durant les neuf mois de préparation.

Es-tu satisfait du monde qui est venu et du montant récolté ?
En effet, les spectateurs ont à nouveau répondu présent et à l’heure actuelle avec toute les manifestations se déroulant dans la région sur un même week-end, on ne peut être que reconnaissant de leur présence qui correspondait à celle de la dernière édition. Le magnifique montant récolté se monte cette année à 20'000 frs. En tenant compte des nombreux investissements effectués pour améliorer l’infrastructure notamment par une tente de 200m2 et également en ayant décidé d’abaisser les tarifs d’inscription des pilotes, les choix ont été les bons et reconnus par les feed-back reçus.

Combien de personnes travaillent pour Rally for Smile, avant et durant la manifestation ?
Le comité est composé de 6 personnes à l’heure actuelle et en ajoutant les responsables de secteurs et leurs adjoints, nous sommes une quinzaine. Sur la durée totale pour la mise en place de la manifestation jusqu’au mardi suivant correspondant à la fin du rangement c’est près de 170 bénévoles qui se sont mis à notre disposition et nous les remercions chaleureusement. A noter qu’il est dorénavant possible de devenir membre de l’association…40 membres se sont enregistrés à ce jour.

Est-ce qu’il y aura Rally for Smile en 2018 ? Aux Casernes ? De nouvelles idées ?
A l’heure actuelle Rally for Smile 2018 se prépare déjà dans ma tête car je crois que toutes les personnes rencontrées depuis trois ans ont le même plaisir que moi en voyant tous les sourires d’enfants lors de cette journée. Il est vrai que le site des Casernes de Sion est juste l’endroit idéal…Sa positon, son vécu en terme de rallye et toute l’infrastructure est juste parfaite. La première discussion d’après manifestation avec un des responsable de l’armée, que je remercie infiniment, a été positive, mais rien n’est acquis. La demande officielle sera faite en fin d’année puis l’aventure sera lancée. Mes idées sont nombreuses et variées, celles reçues également. J’en ai notamment deux que je rêve de réaliser, la première faire venir un tout grand champion avec qui j’ai pu établir un contact, la deuxième est de créer une soirée concert-spectacle avec un artiste d’exception… Je rêve un peu, certes, mais qui tente rien n’a rien et jusqu’à présent cette positivité m’a prouvé mille fois qu’il fallait y croire jusqu’au bout.

Tu cherches des mains et des personnes pour la suite… Ca devient complexe d’organiser ?
En effet cela devient compliqué, surtout quand on est amateur…heureusement la motivation fait des miracles et c’est seulement quand le jour « J » est passé qu’on se rend compte de l’immensité de la tâche accomplie. Cette année, ma boite email a été bloquée deux fois tellement j’avais accumulé de mails et en trois ans mes contacts sont passés de 200 à 900 personnes.
Les « vrais  bénévoles » deviennent rares et moins fidèles que par le passé à ce que me racontent les personnes ayant un grand vécu dans ce domaine…la mentalité des gens a changé un peu et hélas des fois pas dans le bon sens, le stress de la vie actuelle n’arrange rien non plus. Rally for Smile est toujours à la recherche de sympathiques personnes afin de nous aider à préparer sereinement la future édition. Chaque soutien à son importance!

Pour terminer, je tiens à remercier le monde du rallye suisse, pilotes, copilotes sans oublier inforallye.ch, au nom du comité de Rally for Smile, de notre marraine Fanny Clavien, notre parrain Sébastien Carron et surtout au nom des enfants et l’association soutenue cette année « Enfance & Maladies Orphelines ».
Tous unis autour de Rally for Smile, nous avons réussi à nouveau une très belle édition qui a illuminé le visage de ces enfants de magnifiques sourires et rempli leur cœur d’énergie positive. Suivez-nous sur www.rallyforsmile.com ou sur notre groupe Facebook. MERCI INFINIMENT !

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Photo : Stéphane Constantin (Tintin). Retrouvez toutes ces photos de la journée ici.

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[SURAN] Stéfanie et Christel, nouvel équipage féminin

Sur la liste des engagés au Rallye du Suran, un nouvel équipage 100% helvétique et féminin fait son apparition. Stéfanie Cochet et Christel Delavy ont décidé de participer à l'épreuve, pour une première entre elle, mais surtout une première pour Stéfanie en rallye. Rencontre.

Pourquoi avoir choisi de te lancer dans le grand bain du rallye ?
J'ai toujours été passionnée par les voitures et la conduite. En 2011, j'ai fait la connaissance du Team-Lehmann qui m'a appris tout ce que je sais et qui m'a encouragé dans cette passion ! De plus, dans mon cercle d'ami(e)s, que je côtoie depuis plusieurs années, beaucoup pratiquent cette activité (pilote, copilote, mécano et assistance), je pense par exemple à Lehmann Alain, Taverney Hervé, Lehmann Daniel, Mercuri Véronique, Dubois Alexianne, Depallens Audrey, Schmutz Valentin, Borgeaud Myriam, Rizzi Nicolas, Blanc Yves et Favez Jacqueline ! Et l'envie de découvrir ces sensations, a toujours suscité mon intérêt... être impliquée directement dans l'envers du décor du rallye ainsi que, contrairement à ce que j'ai eu l'habitude de vivre en slalom, partager cela en binôme… et puis, quand on aime le sport automobile, on est tout logiquement amené à avoir envie et tout essayer.

Quelle relation entretiens-tu avec ta copilote ?
Christel et moi-même avons attrapé le virus du sport automobile depuis fort longtemps et notre amitié a fait que nos projets se sont rapprochés, pour donner vie à un binôme féminin et mettre en pratique nos diverses connaissances en partageant cette aventure ! Christel est une femme qui m'a toujours bien comprise et le projet de rouler en binôme féminin faisait partie de ces envies également, de plus qu'avec ses connaissances acquises en roulant avec son conjoint, Hervé Taverney, cela est pour moi une excellente référence pour me mettre sur les rails et me permettre d'être bien coachée sans pression, dans l'humour et la bonne humeur...c'est un peu ma grande sœur dans le domaine du rallye, je lui fais confiance et elle me met en confiance.

Pourquoi avez-vous choisi le Rallye du Suran ?
Cela fait déjà depuis 2015 que le projet a pris gentiment naissance, avec ma co-pilote. A la base j'envisageais le Rallye du Chablais en 2016, cependant plusieurs faits ont différé ce projet : la grossesse de Christel en 2016 ainsi que le financement et la préparation / organisation que cela demande. Le Suran étant un petit rallye sympa et facilement accessible côté conduite de par ces routes avec de bonnes visibilités et Christel ayant déjà eu l'occasion de faire, ce fut pour nous le rallye logique et, ce qui nous permet de démarrer dans des conditions « no stress » et sécurisantes.

Quel est ton parcours en course automobile ?
J'ai roulé en slalom depuis 2012 avec ma petite Peugeot 106 S16, avec laquelle j'ai eu énormément de plaisir à rouler !! Je n’ai jamais fait de course de côte car ma Peugeot n'a pas les arceaux pour pouvoir participer à ce genre de manifestations.... Du coup, nous louons une Peugeot 106 Rallye pour ce rallye, car j’adore les 106 (rires).

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Les deux filles ont d'ores et déjà participé aux reconnaissances du rallye et prendront par à l'épreuve ce week-end.

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Un pilote suisse sur le podium de la Coupe VHC française

Un pilote franco-suisse fait vibrer les amateurs du VHC dans l'Hexagone. Hervé Lecuyer, au volant de sa VW Golf, est l'un des animateurs de la catégorie des "anciennes" et il ne fait pas que de la figuration. En début de saison, il s'est même offert le luxe de dépasser de nombreuses voitures plus performantes à l'image des Porsche groupe 4 qui se sont retrouvées derrière le pilote du Panda Racing Team. Avec son drapeau helvétique sur les vitres arrières et sur le toit, Hervé a réussi à débuter la saison de la meilleure des manières. Une casse mécanique du côté de Macon a tout de même légèrement changé sa progression initiale, mais le sympathique franco-suisse reste motivé comme jamais. Nous l'avons rencontré.

Hervé, pouvez-vous nous expliquer votre parcours en sport automobile et plus particulièrement en rallye ?
J'ai couru dans les années 80 sur une Golf Groupe A puis sur une Porsche 911 Groupe 4 en région Bourgogne (je suis Franco-Suisse) et à l'époque j'habitais Dijon. Comme beaucoup de pilotes amateurs, j'ai mis fin aux rallyes pour me consacrer à ma famille et mon travail. Je me suis installé à Genève en 1989 dans le milieu de la publicité et de la presse. Le virus de la course automobile en sommeil mais toujours présent, j'ai participé à quelques rallyes et courses en circuit sans programme suivi au gré des opportunités (Formule 3, ouverture du rallye de St-Cergue, Rallye de Monte Carlo en ouvreur, participation au Rallye du Liban, pilote instructeur sur circuit ...).>

Devant l'engouement du VHC, il y a 5 ans j'ai fait l'acquisition d'une Golf GTI de 1980 que j'ai décidé de préparer en groupe 1. Nous avons participé au Rallye des Hautes Côtes en 2013 avec mon fils Harold en copilote, où nous avons gagné le groupe et pour l'occasion Harold est devenu le plus jeune copilote de France. Durant l'automne 2016 la Golf a été entièrement démontée, révisée et remontée pour attaquer le Championnat de France des Rallyes VHC 2017 avec pour objectif de monter sur le podium du groupe 1. Le championnat de France comprend 10 épreuves prestigieuses, en ouverture du championnat de France des voitures "modernes". Les 7 meilleurs résultats sont retenus. Nous serons donc au départ de 7 épreuves, de mars à novembre, sans oublier la finale de la Coupe de France des Rallyes VHC qui aura lieu le même week-end que le Rallye International du Valais.

Votre saison a débuté sous les meilleurs auspices avec une première place du Championnat de France VHC après deux manches. Un résultat que vous espériez ?
A l'issue des 2 premières manches nous étions en tête du championnat de France des rallyes VHC, ce qui nous rassure quant à notre coup de volant. Nous sommes conscients que les grosses groupe 4, notamment les Porsche sont plus performantes et ont logiquement leur place devant. Jean-François Mourges et sa 911 sont désormais juste devant nous et nous pointons au deuxième rang. De toute façon, nous ne perdons pas de tête notre objectif principal qui est de terminer sur le podium du Championnat de France Groupe 1 et dans le Top 10 du championnat de France tous groupes confondus.


On sait qu'ici en Suisse le plateau des VHC est plutôt maigre... comment se passe le VHC en France ? Il se porte mieux ?
En France le VHC connait un engouement spectaculaire, de nombreuses épreuves, un championnat et une Coupe de France, des magazines spécialisés, des pilotes de renom ( Delecour, Ragnotti, Loubet, Oreille, Vaison, Mourgues ..) un plateau de voitures prestigieuses (Porsche 911, Alpine, Ford Escort, R5 Turbo, BMW M3, Opel Kadett , Lancia ...) font la joie du public et des médias.


Pourquoi le choix de la Golf et de ce nom « Panda Racing » ?
Notre choix s'est porté sur la Golf car c'est une voiture sur laquelle j'ai couru, on trouve des pièces sans problème, le coût est raisonnable et cette voiture dispose d'un énorme capital sympathie auprès du public. Lors de chaque épreuve beaucoup de personnes viennent nous voir pour nous dire qu'ils en ont possédé une, ou que leur papa en avait une, qu'ils ont couru avec ... nous recueillons à chaque fois énormément de témoignages de sympathie.

Quant au nom de « Panda Racing », il est issu de mon surnom "le Panda" car le panda est un gros nounours, une peluche qu'on a envie de cajoler ... mais ça reste un ours !! (rires)

Vous avez connu quelques soucis lors du Rallye de Macon ?
Effectivement, nous avons cassé le moteur et avons dû abandonner. Nous sommes actuellement en train de refaire le moteur et nous reprendrons le Championnat à l'occasion du Rallye de la Châtaigne qui aura lieu à la fin de ce mois. Nous sommes actuellement premier du groupe 1 et cela reste notre objectif. Nous sommes aussi qualifiés pour la finale sur les routes des Cévènes. Faire coup double avec la Coupe et le Championnat serait merveilleux.

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Point sur le Rallye International du Valais à 4 mois de l'épreuve

Du 26 au 28 octobre aura lieu un nouveau Rallye International du Valais. Si dans son parcours et son découpage, le rallye reste quasiment identique, dans les coulisses passablement de choses ont changé. Depuis le début de l'année, c'est la nouvelle société, "Association du Rallye du Valais", qui a repris l'organisation de l'épreuve. Après une première présentation des contours du rallye à la fin mars, inforallye.ch s'est intéressé à l'avancée du projet. Cédric Borboën, l'un des organisateurs du Rallye International du Valais, a gentiment répondu à nos questions. Rencontre.

Comment se passe l'organisation du Rallye International du Valais à quelques mois de l'épreuve ?
Elle se passe à merveille et surtout elle est très active, car en tant que nouvel organisateur nous devons nous imprégner d’absolument tout dans le moindre détail et cela est un travail de titan.  
Pour nous aider et soutenir nous avons vraiment la grande chance de pouvoir compter sur tout le staff des éditions précédentes ainsi que nos bénévoles et pouvoir bénéficier de toutes leurs expériences et cela c’est vraiment très précieux. Actuellement, en plus de régler les détails liés à l’opérationnel pendant les 3 jours de notre Rallye International du Valais, nous sommes surtout en pleines discussions avec nos partenaires et éventuels nouveaux partenaires, ceci afin de maintenir l’équilibre du budget du Rallye International du Valais et croyez-moi ce n’est pas une mince affaire. Nous comptons sur le soutien de tout le Valais et de la Romandie pour nous aider sur ce plan-là. Nous avons vraiment hâte d’arriver au 26 octobre afin de pouvoir présenter le fruit de notre travail.

Plusieurs nouveautés sont annoncées cette année avec une grande fête de l'automobile aux Casernes notamment. Qu'en est-il de cet événement ?
Oui effectivement nous vous réservons une grande fête comme vous le dites. Avec la reprise de l’organisation du Rallye International du Valais, nous souhaitions apporter notre patte et expérience de l’événementiel et les développer dans le cadre du Rallye International du Valais. Nous désirons aussi développer une manifestation du sport automobile dans son ensemble. Le cœur de l’événement est et restera le rallye est cela ne fait aucune discussion.    
En plus de la partie compétition automobile au sens large, avec la demande grandissante de rallye historique et surtout de la partie électrique et hydrogène de l’automobile nous nous devions, mais surtout, nous ne voulions pas rater cette opportunité. Donc pour en revenir à votre question de notre grande fête du vendredi 27 octobre aux Casernes de Sion, qui je le rappelle tombe en plein pendant les vacances scolaires, nous vous préparons une animation non-stop de 10h00 à 19h00 sur le tracé de la spéciale. Toutes la journée des véhicules de prestige, de compétition, électrique, hydrogène et historique vont rouler sur le tracé des Casernes dont les spectateurs pourront selon les disponibilités embarquer en tant que passagers pour vivre quelques émotions. Bien sûr ces véhicules ne circuleront pas en compétition et sous chronomètre, mais en démonstration.   
Pendant cette journée et comme je l’ai expliqué ci-dessus, cela reste le cœur de notre Rallye International du Valais, nous verrons défiler 2 manches du Rallye Moderne et 2 manches du Rallye Historique de Compétition (VHC).
Lire notre article sur le programme du Rallye Historique du Valais.
Pour cette journée les espaces pour les spectatrices et spectateurs seront sécurisés et il y aura toutes les animations liées à un tel évènement comme des stands, nourritures et boissons, commentateur en direct, exposition de plus de 70 véhicules de prestige et bien sûr la présence d’ancien-e champion-ne-s et passionné-e-s du domaine automobile. Vous l’avez compris, nous désirons vraiment rendre cet évènement accessible à toutes et tous et surtout faire découvrir à la Romandie entière notre magnifique Rallye International du Valais.

Le Rallye International du Valais, c'est une institution dans le Vieux-Pays. Comment a été accueilli votre arrivée au sein de cette organisation par les bénévoles déjà présents par le passé ? Les autorités ? Les partenaires ?
Avec son historique de 57 éditions/années, le Rallye International du Valais est une vraie institution en Valais mais aussi auprès de tous les passionné-e-s de rallye. Nous avons vraiment été très bien accueillis. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de rencontrer l’ensemble de nos bénévoles, mais nous espérons que notre arrivée est très bien perçue par eux, surtout que nous désirons vraiment soigner nos bénévoles, car sans eux nous ne serions tout simplement pas capables d’organiser une telle manifestation. Ils font clairement partie d’un de nos piliers de l’organisation. En ce qui concerne les autorités et nos partenaires là aussi nous avons eu un très très bon accueil, mais il faut aussi rappeler que l’ensemble de l’organisation est resté à nos côtés y compris M. Christian Dubuis qui restera au minimum 2 ans pour nous conseiller et nous soutenir dans nos démarches.

Le rallye se déplace cette année du côté de Martigny pour un retour à la formule d'antan. Pourquoi ce choix ?   
Effectivement nous allons centrer nos activités sur Martigny. Ce choix est uniquement lié à un calendrier de nombreux événements sur Sion et Martigny. Nous devons coordonner avec ces agendas afin de garantir le maximum de visibilité et d’accessibilité du rallye étant donné que nous nécessitons d’un grand espace pour accueillir toutes les infrastructures nécessaires au bon accueil de l’événement. Pour 2018 la situation sera inversée, car par exemple à Martigny le cirque Knie sera là pendant notre Rallye International du Valais et il manquerait presque deux tiers de la place que nous avons réellement besoin. Notre volonté est également d’être présents une année sur deux à Sion et/ou Martigny afin de mettre en avant les deux villes simultanément. Vous avez compris qu’il n’y a donc aucune préférence entre Sion et Martigny qui d’ailleurs font tous les 2 partie de nos très importants partenaires de par leur soutien opérationnel et financier.

En quelques mots, quel est le parcours de cette année et ses points forts ?          
Nous avons la chance d’avoir plus de 200 kilomètres de spéciales cette année et très peu de routiers, ce qui fera le bonheur des équipages. L’épreuve a droit à un meilleur découpage avec notamment le retour à Sion qui n’est plus d’actualité le samedi, ce qui économise 70 kilomètres de routiers. Nous avons mis la mythique spéciale des Cols à trois reprises à notre programme avec trois versions différentes dont une inédite qui se terminera après la première partie terre, soit d’une longueur de 13,950km. La version moyenne (23,00 km) et la version longue (32,750 km) ne subiront pas de changements majeurs. Nous avons également essayé de faciliter l’organisation générale du rallye pour les équipages avec une prise du matériel de reconnaissances à Martigny les lundi et mardi. Les reconnaissances quant à elle se dérouleront le mardi ainsi que le mercredi avec deux passages maximums par spéciales. Le jeudi sera consacré au shakedown et aux vérifications dans la région de Martigny.   
Le rallye débutera officiellement par la présentation des équipages au centre-ville de Martigny sur la Place de l’Hôtel de Ville avant les spéciales à proprement dit qui débuteront le vendredi matin par la boucle de 4 spéciales (Vercorin, Val des Dix, Nendaz, Sion-Casernes) à parcourir à deux reprises. Pendant que les équipages du moderne et du VHC s’en iront sur les spéciales « d’altitude », l’animation continuera aux Casernes comme expliqué avec une expo de voiture et des démonstrations historiques tout au long de la journée. Le samedi, cinq ES sont au programme dont celle des Cols à trois reprises comme expliqué plus haut. Entre ces trois passages, les équipages se rendront à Champex par deux fois. Le Rallye International du Valais et le Rallye Historique du Valais, c’est donc 13 épreuves spéciales pour plus de 200 kilomètres de chronos, pour seulement 600 kilomètres au total.

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Cédric Borboën, l'un des organisateurs du Rallye International du Valais

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Daniel Alliata : "J'ai réussi à réaliser un rêve !"

Parmi les pilotes inscrits au Rally del Ticino, le nom de Daniel Alliata apparait régulièrement. De nombreux équipages tessinois deviennent, le temps d'un week-end, des pilotes et copilotes afin de participer à "leur" rallye. Certains ont des rallyes en Italie dans leur programme et d'autres, à l'imagine de Daniel, participent quasiment uniquement au Rally del Ticino. Avant de prendre le départ de cette épreuve, le tessinois s'est prêté au jeu des questions pour inforallye.ch, on l'en remercie, car il a pris la peine de nous répondre en français. Rencontre.

Tu as participé à 4 reprises au Rally del Ticino. C’est le rallye « à la maison », mais c’est aussi un rallye qui te tient à cœur ?
Il y a exactement 10 ans que je participe au Rallye du Tessin. C’est le rallye à domicile, mais c’est aussi le rallye que l’on doit aider pour le maintenir car il est victime de certaines controverses. Et puis, bien évidemment qu’il me tient à cœur car c’était mon premier rallye à l’époque, avec une Peugeot 106 N2. Cette année-là, la spéciale de Valcolla faisait 14 kilomètres, une vraie institution qui portait une vraie valeur au Championnat Suisse des Rallyes.

Par le passé tu as aussi participé à d’autres rallyes comme par exemple le Rallye du Mont-Blanc. Mais c’était assez rare… pourquoi ?
J'ai vu en tant que spectateur le Rallye du Mont-Blanc en 2005. Je m’étais promis de le faire dès que j’en aurai l’opportunité. En 2012, mon ami Ruben Bossi, qui est actuellement mon fidèle copilote, avait décidé de commencer à rouler je lui ai proposé de s’asseoir à ma droite et commencer sa carrière avec ce rallye d’une certaine importance. Il l’a accepté et je n’ai pas de peine à dire que c’est le plus beau et le plus complet des rallyes auquel j’ai participé. Il y avait beaucoup de difficultés et du rapide, ce qui n’était pas chose aisée, mais franchir la ligne d’arrivée était un rêve. Depuis, on a toujours roulé avec Ruben et nous avons une très forte amitié qui s’est créée au fil des rallyes car nous partageons cette même passion.

Est-ce qu’on te reverra sur une autre épreuve que le Rally del Ticino cette année ?
Ce n’est pas prévu. Je suis devenu père de jumeaux et j’ai passablement d’engagements personnels et professionnels… je n’y arriverai pas, mais me réjouis de ce rallye à domicile !

Cette année, le Rallye du Tessin augmente son parcours avec une nouvelle spéciale et un nombre de kilomètres légèrement rallongé. Tu te rappelles de l’époque du « Rally de Lugano » comme les autres rallyes du Championnat Suisse ? Tu penses qu’on pourra une nouvelle fois revoir toutes ces spéciales ?
Je me souviens bien du Rally de Lugano en tant que spectateur étant donné que j’étais encore mineur à cette époque-là. Ma passion pour les rallyes est née sur la spéciale de Pedrinate, qui aura lieu vendredi 23 juin cette année. A l’époque, elle était beaucoup plus longue et il y avait aussi de la descente. Je suis très heureux que l'organisateur ait réussi à inclure de nouveau quelques kilomètres dans la région du « Mendrisiotto ». C’est un signe positif pour tous les fans et pour la population qui apprécie la course. Malheureusement, en tant que tessinois, nous devons faire face à de nombreux opposants du rallye qui, chaque année, pensent que l’élimination du rallye équivaut à résoudre tous les problèmes écologiques du Tessin. De cette façon, ils irritent les participants et surtout l’organisateur qui, je l’espère, reste motivé et continue de trouver des motivations à tous les niveaux pour continuer à organiser ce beau rallye. Par contre, je pense qu’il sera difficile de revoir le Rally del Ticino comme à l’époque à cause notamment des pressions de toute part.

Tu seras une nouvelle fois au départ avec une Clio Williams ?        
Je serai effectivement au départ avec une Clio… mais j’ai réussi à réaliser un rêve ! Cette année, grâce au team FR Special Cars, j’ai l’occasion d’être au départ au volant d’une Clio S1600 ! Nous allons nous faire plaisir et soutenir ainsi ce beau rallye à la maison.

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L'an dernier, c'est Danilo Pin qui roulait avec cette Clio S1600 que Daniel Alliata étrennera cette année.

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Frank Servais signe son retour en Suisse, pour le Chablais

Le rallye peut être consommé de différentes manières. Sur des petits régionaux comme on en rencontre chez nos amis français, mais également sur des épreuves de type nationales à l'image de nos rallyes helvétiques. Et puis, il y a également des épreuves d'endurance comme le voulait le rallye par le passé. C'est par exemple le cas de nombreux rallyes entièrement VHC et consacrés à nos anciennes gloires du rallye qui continuent de faire des émules. Frank Servais a dans son garage l'une de ces fantastiques voitures. Entre deux piges à l'étranger sur des épreuves qui comptent parfois jusqu'à 7 jours de course, le sympathique genevois est de passage en Suisse à l'occasion du Rallye du Chablais. Nous l'avons rencontré.

Peux-tu décrire en quelques mots ton parcours rallystique jusqu'à présent ?
Je suis arrivé au rallye sur le tard, et par hasard, en discutant avec un voisin et en découvrant qu’il avait fait du rallye il y a quelques années. Cette soirée, en 1989 s’est terminée très très tard, et nous avons eu une idée de folie, de faire un rallye ensemble, et après cette idée, nous avons décidé de faire le plus beau rallye du monde selon mon voisin, le Tour de Corse !
Mais pour y arriver, j’ai dû passer ma licence de pilote (Cours ACS au Castellet), et juste avant cela, pour me tester, mon voisin m’a fait monter à droite dans une voiture sur un circuit. Je ne l’oublierai jamais, c’était une Porsche, et pas n’importe laquelle : une 911 Carrera 2.7 RS 1973. Le sourire jusqu’aux oreilles, comme un enfant à la fête foraine. Un ou deux mois plus tard, nous étions sur le podium de départ à Ajaccio dans une aventure folle, un rêve les yeux ouverts. Nous avons terminé au scratch 34ème, avec notre petite M3 Groupe N, en 1990. Puis au retour du Tour de Corse, j’ai fait un rêve fou, de refaire le Tour de Corse, mais à gauche et avec une Porsche 911 Carrera RS 2.7 ! Il m’aura fallu 16 ans avant de réaliser ce rêve, et en octobre 2006, un copilote rencontré par petites annonces, Patrick Ciocca, et moi, prenions le départ de mon premier Tour de Corse VHC comme pilote. J’en ai fait entre-temps 11 !

On ne t’a jamais vu en moderne, l’amour est trop fort pour la 911 ?
Je n’ai effectivement jamais piloté en rallye moderne, mais à 40 ans, je me suis offert une Porsche, une 911 Carrera RS (1995) et j’ai rapidement rejoint la Coupe Porsche Suisse, que j’ai suivi pendant plusieurs années, avec la victoire en 1998 (en Classe 4, 1er Slalom, 1er en Sprint, 1er Endurance, 1er au général). Ayant réussi à acheter à un ami de la Coupe Porsche une 2.7 RS, en piètre état, j’ai demandé à un ami garagiste de m’aider à obtenir le PTH (Passeport Technique Historique), une formalité indispensable pour pouvoir engager une voiture dans des compétitions historiques (VHC). Puis, toujours avec la même voiture mythique (que j’appelle la mémé), j’ai pris le départ de 50 rallyes sur asphalte, avant de m’intéresser au Rallye du Maroc Historique, organisé par Yves Loubet, l’organisateur du Tour de Corse Historique. Mon premier Maroc Historique fut avec une voiture de location, une petite Escort, qui me laissa sur ma faim, et je décidai de monter une Porsche 911 SC pour refaire le Maroc, sans, bien sûr mettre en danger ma 2.7 RS. Il y a une semaine, c’était mon 6ème Maroc, dont 5 avec ma 911 SC (dite la Gazelle).

Justement, après ce rallye historique, tu as décidé de prendre part à un rallye plus « conventionnel », soit le Rallye du Chablais. Pourquoi ce choix ?
En redescendant de notre tapis volant, après un excellent résultat, 14ème au général sur 54 voitures, ma compagne et copilote Konstantine BUXTORF, dont c’était le 3ème rallye, m’a dit en plaisantant qu’il fallait garder les casques et Hans avec nous, au cas où je déciderais de faire le Chablais. Le délai d’inscription était le jour même de notre retour du Maroc, et en quelques clics, quelques coups de fils, SMS, emails, le défi était lancé et nous avons décidé de nous inscrire pour le Chablais. C’est un rallye dont j’ai eu l’occasion de participer à 4 reprises, la première fois, cela s’appelait les Alpes Vaudoises (et j’étais copilote), puis 3 participations en 2009 (P4), 2010 (P3), et 2011 (P2), l’occasion de lier des liens avec l’épreuve et son fantastique organisateur, Eric Jordan. C’est avant tout pour soutenir le VHC en Suisse, dont la participation est hélas généralement catastrophique, que j’ai décidé, avec la complicité de Konstantine, de revenir au Chablais. A noter, qu’en 2009, Patrick Ciocca et moi, terminions 2ème de la Coupe Suisse des Rallyes VHC.

C’est rare que l’on te voie en Suisse. Pour quelles raisons ?
Je m’aligne principalement à l’étranger, car je préfère participer à de grosses épreuves (parfois sur 4, 5 et même 7 jours) seulement VHC, plutôt qu’à des rallyes de doublure. C’est beaucoup plus gratifiant que de prendre le départ alors qu’il y a 150 voitures VHC au départ, dont 50 Porsche, qu’un rallye de la Coupe de Suisse, ayant 3 voitures au départ, et un pronostic presque préétabli. Connaissant un vie professionnelle et privée qui n’est pas un long fleuve tranquille, je suis obligé, cette saison, de décider après chaque rallye, quelle pourrait être la prochaine épreuve. Il est possible que parmi celles-ci, se trouvent la Sardaigne Historique, le Tour de Corse Historique, et, selon ce que nous propose la nouvelle équipe d’organisation, pourquoi pas le Valais ?

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Eicher - Huber, la nouvelle paire

Le Rallye du Chablais aura le plaisir de voir débuter plusieurs équipages en rallye. C'est le cas par exemple de la paire Raphaël Eicher - Aurélie Huber qui prendra part pour la première fois à un rallye lors de cette épreuve de la mi-saison. Avant de prendre la direction d'Aigle et du QG de l'édition 2017 du rally chablaisien, inforallye.ch a rencontré le pilote afin de comprendre un peu mieux sa démarche et la raison pour laquelle il sera au départ du Chablais d'ici moins de deux semaines au volant d'une Renault Clio. Interview.

Peux-tu te décrire en quelques mots ?
Je m’appelle Raphaël Eicher, j’ai 33 ans, je suis marié depuis 2012 à Devi et je suis conseiller service après-vente à AMAG Fribourg.

Le rallye, c'est quelque chose que tu as dans la peau depuis tout petit ?
Oui en effet déjà tout petit je suivais mes parents sur les différents rallyes et c’est depuis là - enfin je suppose - que j’ai choppé le plus beau des virus. (rires) Et avoir une maman copilote depuis presque 20 ans, ça aide vraiment pas. Je me suis toujours dis qu’un jour je ferais du rallye, je suis sûr que je suis autant fou qu’eux (rires)

Ce projet de rallye a germé plusieurs années... maintenant c’est fait, tu es désormais au départ du Chablais. On imagine ta satisfaction !
Comme tu dis, c’est une très grande satisfaction ! Il n’y a pas de mots pour qualifier mon euphorie et c’est grâce à des amis au top qui m’ont énormément aidé, conseillé et qui ont passée des heures et des heures autour de la Clio, c’est une grande aventure qui commence.

Pourquoi avoir choisi une Clio groupe N ?
Bonne question… j’ai énormément hésité et j’ai posé beaucoup de questions à des pilotes tels que Philippe Broussoux et Olivier Ramel ainsi qu’à Nicolas Pasche qui m’ont conforté dans mon choix. De plus, la voiture était là, je la roulais tous les jours sur la route et il faut dire que le châssis de ces Clio est top, je prenais chaque fois du plaisir à la rouler.

Et pourquoi le choix de monter une voiture plutôt que de louer, ce que font la majorité des pilotes ?
Je voulais absolument en monter une moi-même et relever ce défi car c’est bel et bien un défi (rires) D’ailleurs je l’ai dit à plusieurs reprises à mes amis pendant le montage, c’est la dernière fois … promis ! (éclat de rires) C’est aussi pour des raisons de budget, pour le prix qu’une location engendre… que j’ai monté ma voiture, c’est clair que c’est une mini groupe N, la mécanique est totalement d’origine. Mais pour débuter je pense que ça ira très bien et aussi quand tu rentres à la maison après une course tu as quelque chose dans le garage.

A tes côtés Aurélie Huber qui est une novice également. Comment est arrivée l'idée de rouler ensemble ?
J’ai fait connaissance avec Aurélie au Slalom de Romont en juin 2016 et on en avait parlé, elle m’a dit que c’était une chose qu’elle aimerait bien faire, on a gardé contact et au fil des mois nous sommes devenus amis et complices. Avant le Rallye du Valais, je lui ai écrit pour lui demander la grandeur qu’elle voulait pour son siège baquet (rires) et l’aventure a débuté. Nous avons œuvré en tant qu’ouvreur au Rallye du Valais pour ma mère et Nicolas, et le feeling a été présent dès le début…. et les rires aussi !

On aime tous le rallye... on est tous passionnés par ces moteurs vrombissants, ces odeurs de pneus et d'essence, ce bruit ... toi, qu'est-ce qui te fait hérisser le poil en rallye, jusqu'à maintenant en tant que spectateur ?
Je dirais que c’est un tout, mais voir des autos passer en rupteur de 6 sur une route de la largeur de la voiture me donne des frissons, et je trouve que la complicité que les équipages on est juste formidable, c’est la famille.

Qu'est-ce qui te réjouit le plus et respectivement, qu'est-ce qui te fait le plus peur à 2 semaines environ de l'épreuve ?
J’y vais mais j’ai peur (rires nerveux). Non plus sérieusement, je me réjouis de prendre le départ sur ces magnifiques routes du Chablais qui sont également très exigeantes. Ensuite ce qui me fait le plus peur, c’est le 1er départ de la première spéciale et que mes notes soient bonnes et pas trop généreuse… et surtout que la voiture soit fiable.

La suite de la saison, tu la vois comment ?
Pour la suite, avec Aurélie on hésite entre le Rally del Ticino et le Rallye de Savoie-Chautagne en France qui ont lieu le même week-end. On ira également se perdre aux Grisons si le Gothard a lieu et pour finir le Rallye du Valais.

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Nouvel équipage engagé en Championnat Suisse Rallye Junior

Le Championnat Suisse Rallye Junior agrandit ses rangs avec l'arrivée d'un nouvel équipage composé d'Ivo Vaz Lopes et Sarah Lattion. Les deux compères valaisans - malgré la consonnance quelque peu ibérique du pilote - auront le plaisir d'étrenner une Citroën C2 R2 lors du Rallye du Chablais. Pour faire plus amples connaissances avec ce nouveau venu dans la discipline, inforallye.ch est parti à la rencontre d'Ivo pour en savoir un peu plus sur lui.

Ivo, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?
Je me prénomme Ivo, je suis mécanicien poids lourd dans une entreprise à Saxon. Contrairement à ce que tout le monde croit en me voyant, je suis portugais d'origine. Mais j’ai toujours vécu au Châble et je pense être bien intégré d’ailleurs (rires).

Quel est ton parcours en sport automobile ? Pourquoi avoir choisi le rallye pour continuer dans ta carrière ?
L’an passé, j’ai effectué trois slaloms et une course de côte pour obtenir ma licence NATionale. Et si je me suis tourné vers le rallye, c’est tout simple : c’est mon rêve depuis que je suis petit !

Tu vas rouler avec une C2 R2, une voiture que tu as déjà pu tester sur circuit. Tes impressions ?
Cette voiture danse pas mal du train arrière, donc tu la sens bien travailler, contrairement à la 208 par exemple qui est beaucoup plus sur des rails, mais elle peut être tout aussi traitre. En tout cas, elle marche très fort et gueule autant… de quoi se faire plaisir !

Alors que la plupart des novices en rallye débutent en R1, tu as choisi de passer tout de suite à l'étape supérieure. Tu n'as pas peur de griller les étapes justement?
Griller des étapes ? Je ne pense pas (rires). Suite à mes courses de l’an dernier et diverses discussions avec des pilotes, la C2 est une bonne option. Elle n’est pas trop cher et autant puissante qu’une 208. Par contre, le châssis est moins stable… Mais je me voyais bien débuter avec cette voiture et j’espère avoir suivi de bons conseils !

A tes côtés une navigatrice qui a déjà quelques rallyes à son actif. Sarah pourra te donner de précieux conseils on l'imagine?
Oui, c’est sur ! Sarah m’a déjà donné quelques conseils suite à ses deux rallyes effectués l’an dernier. Elle m’a surtout aidé à monter mon propre système de notes car je l’avoue, c’est quand même bien compliqué au départ (rires).

Qu'est-ce qui te fait le plus peur à moins d'un mois de ton premier rallye ?
A moins d’un mois du départ de mon premier rallye, ce que j’appréhende le plus est de ne pas être en ordre avec les documents et l’administratif et surtout le trac du premier départ.

La suite de ta saison, ce sera avec le Rallye International du Valais on imagine ?
Oui normalement je fais le Rallye du Valais, mais je suis toujours à la recherche de sponsor mais aussi d’un copilote, Sarah étant prise pour cette épreuve.

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J. Toedtli "Je ne crois pas au miracle, il y a encore beaucoup de travail"

Jérémie Toedtli a été l'une des révélations du Tour de Corse, la première manche asphalte du WRC. Pour sa deuxième course en R5, le jeune neuchâtelois réussit l'exploit de se classer au 12ème rang final, toutes catégories confondues. Ce résultat bien au-delà de ses espoirs n'ont pas envoyé Jérémie sur un nuage qui le ferait oublier la réalité, au contraire. Le pilote, qui vient de fêter ses 23 ans le 16 avril dernier, garde les pieds sur terre et sait que le chemin est encore très long, même si son palmarès laisse rêveur avec 39 départs pour une seule sortie de route et une troisième place dans la Coupe monomarque la plus disputée, la 208 Rally Cup française l'an dernier. Pour inforallye.ch, il s'est arrêté quelques instants pour répondre à nos questions. Interview.

Jérémie, tu as impressionné ton monde au Tour de Corse. Certains parlent même de LA perf' du rallye. Tu pensais atteindre un résultat comme celui-ci ?
C'est sûr que le résultat final est vraiment au-delà de mes espérances et au vue du plateau avec plus de vingt R5 au départ, je n’aurai jamais pensé finir aussi bien au classement général. C'est sûr que pour une première expérience en Mondial et pour une deuxième en R5, je me voyais mal être à la bagarre avec le Champion du Monde Junior en titre !

Le Tour de Corse c'est un rallye qui a une saveur particulière pour toi puisque tu as commencé sur ces routes en VHC. Ca fait quoi de revenir quelques années plus tard avec désormais une des voitures de tête ?
La Ford Escort était déjà une voiture de tête, mais il y a plus longtemps
(sourire). C'est vrai que j'ai une véritable attirance pour ces routes, c'est juste magique de pouvoir rouler en Corse, en plus du paysage, il y a une atmosphère qui respire le sport automobile sur cette île. J'ai participé au Tour de Corse Historique en 2012 et 2013 et j'ai emprunté quelques tronçons que j'avais déjà parcouru, c'est toujours plaisant de connaître certaines parties.

Est-ce que tu as eu des appels du pied avec ce résultat, des personnes influentes sont venues te voir, cela pourrait t'ouvrir des portes tu penses ?
Pour l'instant, je n'ai rien eu de concret, je pense que l’on ne peut pas prouver sa valeur en une course, surtout que c'était une manche asphalte et la grande majorité du championnat se fait sur la terre. C'est pour cela qu'au lieu de participer au Rallye d'Allemagne, nous avons choisi de nous orienter vers la Catalogue, où il y a les deux surfaces. Ensuite pour des éventuels sponsors Suisse, c'est à moi d'ouvrir les portes et c'est vrai que ce résultat en Corse peut me permettre d'en établir de nouveaux.

On te reverra en Suisse au Rallye du Chablais, une épreuve où tu avais fait sensation par le passé en te classant d'ailleurs 2ème après quelques spéciales au volant d'une 208 R2. Cette fois-ci c'est en Skoda R5, tu vises la victoire au niveau helvétique, en faisant abstraction de Sébastien Loeb ?
Bien sûr que j'apprécie énormément ce rallye et je vise la plus haute marche, mais il y a de sérieux concurrents qu'il ne faut jamais sous-estimés, qui ont prouvés leur performance et fiabilité depuis quelques temps.

Est-ce que la présence de Loeb, le pilote le plus titré de l'histoire, pourrait jouer un rôle pour toi ? Tu le connais?
La présence de Sebastien Loeb va rendre la course un peu plus médiatique et j'espère réaliser une bonne course. Je ne le connais pas personnellement mais j'aurai l'occasion de le côtoyer notamment avec Cédric, qui le connait bien. Bien sûr que ça pourrait être incroyable de faire quelques chronos devant lui, mais je ne crois pas au miracle et que j'ai encore beaucoup de chemin devant moi pour être au top niveau.

Tu en sais un peu plus sur la suite de ta saison après ce Chablais ?
Comme je l'ai dit précédemment, on sera - si le budget est bouclé - au Rallye de Catalogne puis au Rallye International du Valais, mais je prends chaque rallye l'un après l'autre et le prochain c'est le Chablais !

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Goudron et l'asphalte, une histoire d'amour dès le berceau

A l'heure où la plupart des équipages ont pris part aux reconnsiassances du Critérium Jurassien, 40ème édition du nom, inforallye.ch est parti à la rencontre de Dan Goudron, régional de l'étape qui prendra part à son premier Crité à l'occasion de cet anniversaire qui se fêtera au sein de sa commune, Saignelégier. Rencontre.

Dan, peux-tu te présenter en quelques mots ?
J'ai 19 ans, je suis passionné de sport automobile, difficile de faire autrement quand on a baigné dedans depuis tout petit à cause de ses parents (rires).

Peux-tu nous indiquer ton parcours en course automobile ?
Pour l'instant celui-ci est encore maigre, l'an dernier j'ai fait quelques slaloms pour obtenir ma licence, un peu de karting amateur et enfin le Rallye du Florival fin mars pour se préparer au Crité.

Tu as choisi une Saxo VTS ISN pour débuter en rallye. Un choix dû au budget ou un amour particulier pour cette voiture ?
C'était au départ un choix dû au budget et au fil des kilomètres elle s'avère être vraiment une chouette voiture.

Comment as-tu vécu la première expérience au Florival ?
Vraiment très bien, les conditions étaient idéales et l'équipe au top, on a ramené la voiture intacte ce qui était notre but et en plus de ça on finit 3ème de classe, ce qui va bien au-delà de nos espérances.

Tu te sens prêt à attaquer les spéciales du Crité ? Des routes que tu connais passablement bien puisque tu joues à domicile en étant à Saignelégier ?
Oui à fond, ce n'est pas par hasard que nous avons choisi cette édition pour nous lancer, tout ou presque se passe autour de Saignelégier, ce sont des routes que j'ai l'habitude de faire tout au long de l'année, on a peut-être un petit avantage pour les notes, pour le reste on verra (sourire).

Tu sais déjà de quoi sera faite la suite de ta saison ?
Comme tout le monde j'aimerais en faire le plus possible, mais il y a la question du budget malheureusement, cependant je devrais prendre part à quelques slaloms, dont Bure, des couses de côtes et j’espère d'autres rallyes. Et par la même occasion, j'aimerais juste remercier toutes les personnes qui m'ont aidé de près ou de loin à monter et préparer cette voiture.

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Schopfer/Chaignat, mais ... Fabrice ou Chloé ?

Lors du Rallye du Pays du Gier, Julien Schopfer a obtenu un résultat qui mérite d'être souligné. 5ème du groupe N, devant des Evo 10 et Clio Williams notamment. Il termine également premier de sa catégorie, l'ISN2, tous pays confondus et se classe 12ème scratch au niveau suisse. Accompagné de Fabrice Chaignat aux notes, le pilote vaudois a un certain talent, voire un talent certain. Pour inforallye.ch, Julien s'est arrêté quelques instants, entre deux heures d'auto-école, afin de répondre à nos questions.

Julien, tu commences plutôt bien ta saison ! Après un début en rallye concluant l’an dernier, on dirait bien que tu continues sur ta lancée lors de ce Gier en roulant vite ?
Rouler vite, c'est un bien grand mot mais je dois dire que ce Rallye du Pays du Gier se prête bien aux 106 à mon avis. J'avais un bon feeling avec ces routes et j'étais assez sûr de mes notes. On n’avait pas de pression et quand tu as du plaisir à rouler, ça se ressent sur les chronos!

Tu as damé le pion à pas mal de tes concurrents, notamment des français lors de ce Gier. C'est une satisfaction pour toi on imagine ?
L'objectif était de finir car on a découvert deux trois détails mécaniques à l'assistance le jour avant qui ne nous plaisait pas. Après la première étape, on se retrouve deuxième mais à près d'une minute du premier français! On a augmenté le rythme sur la deuxième étape et nous avons vu la voiture 104 arrêtée sur le bord de la spéciale N° 4, ce qui nous a mis en tête. On a continué à rouler fort pour le plaisir et terminer ce rallye en première place du FN2, on était très content oui !

Ca rappelle ta victoire au Tessin de l'an dernier où tu as remporté la catégorie ISN devant des Clio bien plus performantes. Tu as un don pour le pilotage tu penses ?
Un don je ne pense pas non, mais je baigne depuis gamin là-dedans...c'est rare d'avoir d'autres discussions que le rallye avec mon père
(rires). Je me suis toujours posé ces questions existentielles qu'un pilote se pose : comment faire pour aller vite, qu'est-ce que les bonnes trajectoires, etc. Se remettre en question et avoir roulé en slalom plusieurs années m'a beaucoup aidé également.

En dehors du rallye, ton job c'est celui de moniteur d'auto-école. C'est pas trop frustrant de rouler lentement et faire tout juste sur la route avec tes élèves quand tu peux te défouler lors du rallye ?
Rouler lentement non, car je leur parle beaucoup de fluidité et d'intégration (rires). C'est un métier génial pour un pilote amateur… tu parles de mobilité des yeux, de trajectoire, de freinage dégressif...tu te dois de trouver des solutions pour que la voiture fasse ce que tu veux sur la route. C'est un plus je pense, à force de leur dire : lève les yeux ou observe comme ça un virage, tu commences à arriver à le faire en spéciale. C'est clair que quand tu fais ce choix de métier tu ne peux plus rouler en reconnaissances comme t'aimerais ou en tout cas certains le font (sourire).

A tes côtés Fabrice Chaignat et pour le prochain rallye, Chloé, sa fille. Plutôt original de rouler avec le père puis avec la fille ?
C'est plus génial qu’original ! Un bon navigateur est primordial en rallye. Je les aime beaucoup et je les trouve très bons dans ce qu'ils font. Il est préférable de rouler avec la même personne car tu apprends à te connaître et tu prends confiance, il est vrai, mais avec Chloé ça se passe très bien et telle père telle fille car avec Fabrice ça a tout de suite croché aussi, c'est une famille vraiment super sympa!!! Je suis heureux de pouvoir partager ça avec eux.

La suite de ta saison, ce sera quoi ?
Pour l'instant on va rouler au Crité avec Chloé et au Chablais avec Fabrice. Après on verra comment ça se passe sur ces deux épreuves pour sûrement s'inscrire au Tessin, au Gotthard et au Valais. Je vais aussi rouler au slalom de Bure, Bière et Romont puis faire deux courses de côtes je pense pour le plaisir de voir mes amis slalomeurs!

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Jean-Marie Renaud, Yannick Schriber et Peugeot 208, le trio de choc

Jean-Marie Renaud est l'un des animateurs du Championnat Suisse Rallye Junior. Au volant de sa 208 R2, il a participé à quasiment tous les rallyes de ce championnat l'an dernier. Pour 2017, Jean-Marie ou Milo pour les intimes revient en force et s'est confié à inforallye.ch juste avant de prendre la direction de St-Chamond, théâtre de la première manche du calendrier. Rencontre.

Jean-Marie, tu reviens en Junior cette année. Tu fais désormais partie des plus expérimentés, tu penses que ceci est une force pour jouer le titre cette année ?
"Oui nous revenons cette année en Junior, autant profiter de mon jeune âge (rires). Jouer le titre, je n’y pense pas vraiment... Ce qui compte pour nous c’est de prendre un maximum de plaisir au sein de ce championnat junior où il y a une très bonne ambiance. Nous avons travaillé dur cet hiver. Du couop, j’espère quand même amener de bons résultats cette année, en espérant que le chat noir ne reviendra pas dans nos roues durant cette saison."

Tu roules en 208, après avoir testé notamment la Fiesta par le passé. Une petite comparaison des deux voitures?
"Après avoir roulé une Citroën Saxo, une Fiesta R2 et désormais la Peugeot 208, je peux dire que cette 208 est un vrai bonheur. Elle reste pour moi impressionnante, son châssis parfait et une performance moteur juste au top, c’est la vraie voiture de course à mon goût."

8 pilotes inscrits en Junior, autant en R1 qu'en R2. La bagarre promet d'être belle. Quand il y a de belles luttes comme celle-ci, ça donne encore plus envie de te surpasser ?
"Même si nous roulons pour le plaisir, il y a toujours cet esprit de compétition, surtout cette année où nous somme à armes égales entre la catégorie R1 et R2 pour marquer les points. Je pense qu’il y aura une belle bagarre jusqu’au bout du championnat."

On t'a vu réaliser des tests ces jours derniers. Tu peux nous en dire plus ?
"Nous avons été effectuer deux jours de teste à Nice chez notre loueur Olivier Bosch du team FBRallye. Nous avons pu effectuer ces tests sur un bout de spéciale du Rallye d’Antibes, où nous avons appris beaucoup sur les notes, le pilotage et la voiture. Je profite en passant pour remercier Olivier pour tout le temps consacré à notre équipage."

Tu seras présent sur toutes les manches ?
"Notre but est de participer à toute les manches du Championnat Junior mais nous devons encore boucler le budget pour effectuer la totalité de la saison, l’avenir nous le dira."

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Et si c'était l'année des Lathion ?

Nicolas, pilote. Gaëtan, copilote. Les deux Lathion - qui ne sont ni frères, ni cousins - auront une carte à jouer dans le cadre du Junior. Au volant de leur 208 R2, ils ont été les Poulidor du Junior l'an dernier avec une belle bagarre avec Aurélien Devanthéry, mais qui n'a jamais conclu par une victoire. Le nouveau champion Junior étant désormais dans la catégorie supérieure, celle du R3T avec la Clio qu'il a à sa disposition, les deux Lathion deviennent assez logiquement les favoris au titre. Mais rien n'est joué, tout est possible pour les huit membres inscrits pour le titre 2017. Avant de prendre le départ de la première manche de la saison, Nicolas Lathion s'est confié à inforallye.ch.

Cette année, tu repars pour une campagne en Junior avec la 208. On t'a souvent vu aux avant-postes ces dernières années, en lutte avec Devanthéry notamment. Et si cette année était ton année ?
Je l'espère ! On va dans tous les cas faire du mieux qu'on peut! Ça ne va pas être facile mais je pense que nous avons les moyens de faire de jolies choses cette année!

La 208, tu commences à la connaitre sur le bout des doigts. Une voiture qui te convient parfaitement?
Oui c'est une voiture top, on peut aller très vite sans trop se faire peur. On a même pu terminer 6ème du championnat suisse l'année passée avec cette petite R2, donc y a un énorme potentiel !

Tu seras présent sur l'ensemble du Junior ?
Comme chaque année cela dépendra du budget, mais nous serons certainement là pour les 3 premières manches.

On t'a vu récemment en test au Portugal avec une 208 sur la terre... pourquoi ces tests? Une petite idée derrière la tête ?
A la base c'était pour le fun...mais après ces essais il est clair qu'il faut que je roule sur la terre une fois parce que c'est des sensations géniales! Florian Gonon était avec nous lors de ces tests. Il nous aide beaucoup, il nous a donné des bons coups de main notamment comme ouvreurs. Vu l'expérience qu'il a, c'est clair que ses conseils sont précieux. Merci à lui et toutes les personnes qui nous soutiennent dans l'ombre !

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Thomas Schmid, l'espoir suisse-alémanique du rallye

Le rallye est un sport à consonance suisse romande la plupart du temps. Mais de plus en plus de personnes de la partie germanophone du pays commencent à s'intéresser à notre sport fétiche. C'est le cas par exemple de Thomas Schmid, ancien champion d'autocross, qui s'est lancé en rallye l'an dernier avec un certain succès. Malheureusement pour lui, sa saison s'est arrêté violemment sur l'une des ES du Mont-Blanc. Thomas revient sur cette première saison et l'avenir de sa carrière en rallye. Reportage.

Thomas, tu as participé pour la première fois à un rallye en 2016. Peux-tu revenir quelque peu sur ce rallye ?
Nos débuts ont été très stressants au Critérium Jurassien. Tout était neuf, autant pour moi que pour Cornel, mon copilote. On a décidé assez tardivement de se lancer en rallye, ce qui fait que notre préparation n’était pas des plus optimales. Mais finalement on a pris le départ du Crité et être sur la ligne de départ de la première spéciale restera gravé à jamais dans ma mémoire. Un rêve d’enfance qui est devenu réalité. Malheureusement, le rêve sera vite écourté… Après six kilomètres, notre boite de vitesses connait des problèmes et le rallye se termine là pour nous.

Tu as montré qu’il fallait rapidement compter sur toi. Tu as réalisé de beaux résultats. Tu pensais arriver à ce stade après seulement quelques rallyes ?
Je savais que le niveau en autocross, la discipline d’où je viens, était très haut et qu’il n’était pas facile à gagner. Avec cette expérience, j’espérais ne pas être trop loin en rallye, mais si c’était un sport totalement différent avec des nouveautés importantes comme par exemple les notes ou les pneus qui changent totalement de ceux de terre pour l’autocross. Je savais également que l’expérience allait être le plus important et pourtant, malgré le peu d’expérience, on a réussi à se battre pour le scratch en R1 dès les premières spéciales. Les victoires au Chablais et au Tessin étaient une très belle surprise.

Et puis est arrivé le Rallye du Mont-Blanc où tu es sorti de la route violemment. La voiture est détruite. Ce n’était pas trop dur moralement ?
Tout se passait très bien sur ce rallye. J’avais pleinement confiance aux notes qui avaient été améliorées et la Twingo répondait à mes attentes. Comparé aux français qui roulent encore plus forts que nous, nous n’étions pas ridicules, sans faire de grosses attaques, c’était vraiment top. Mais malheureusement dans un virage sale, rempli de cailloux, nous sommes sortis de la route. Par chance, nous pouvons sortir rapidement de la voiture et sans blessures. On ne se rend pas compte tout de suite du choc, c’est seulement quelques heures plus tard qu’on comprend ce qui s’est passé. Tout le travail effectué et les efforts consentis sont perdus en quelques secondes… C’était extrêmement dur pour moi de me dire ça et on a commencé à se poser beaucoup de questions… Est-ce qu’il faut continuer ou arrêter ? Mais les bons chronos réalisés, comme par exemple celui où on a laissé le Champion de France Junior Loïc Astier juste derrière nous, m’a motivé à reprendre le travail et reconstruire la Twingo.

On te reverra donc cette saison ?
Si tout se passe comme prévu, nous serons au départ de toutes les manches du Junior avec la Twingo R1. Actuellement, je suis quasiment tous les jours dans mon atelier pour avancer la voiture… tout devrait être prêt pour le Gier.

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"Avec un large sourire, elle m'a tout de suite dit oui"

Il est des acteurs du monde du rallye qui sont plutôt discrets. Xavier Craviolini fait partie de cette catégorie de pilote. Avec son team et son équipe, il prend part à plusieurs rallyes par année, pour le plaisir, simplement. Avant de démarrer cette saison 2017, inforallye.ch a rencontré le sympathique valaisan afin de connaitre son parcours et la suite donnée à sa carrière de pilote. Rencontre.

Xavier, ça fait de longues années que tu participes à des rallyes... comment est venue ta passion ?
Je viens d’une famille de footballeurs et hockeyeurs, sports que j’ai pratiqués simultanément durant toute ma jeunesse mais j’ai toujours été passionné par les sports mécaniques. Tout petit j’allais voir des courses de moto-cross à Sierre. J’ai économisé en travaillant tous mes jours de congé/vacances dans un garage de motos et j’ai acheté ma 1ère moto à l’âge de 16 ans. C’était le début d’une longue aventure puisque j’ai pratiqué le moto-cross pendant 12 ans ! J’en garde des souvenirs merveilleux avec les copains. C’était une belle école de la vie où il fallait se débrouiller comme on pouvait mais ça m’a donné de belles satisfactions car j’ai été vice-champion suisse Junior en 1992 – ça me rajeunit pas (rires) et j’ai terminé plusieurs fois sur le podium final en catégorie « Nationale » 250 cm3. A part le moto-cross, j’allais voir toutes les années le RIV. Je me rappelle de passages d’anthologie de Henny avec la 306 maxi dans les vignes au Guercet et de Gillet avec la Mitsu Evo VI à Veysonnaz ! Je me souviens aussi d’avoir suivi toutes les assistances (volantes à l’époque) d’Olivier Burri avec mon vélomoteur !

A quand remonte ton premier rallye ?
C’était le RIV en 2003. Ca ne faisait pas longtemps qu’on était ensemble avec ma compagne Yannick et depuis mon arrêt de la compétition en moto, l’adrénaline de la course me manquait. Je suis arrivé un soir avec une offre concrète d’un préparateur pour louer une voiture pour le RIV et j’ai demandé à Yannick si elle voulait être ma co-pilote. Avec un large sourire elle m’a dit oui de suite en m’avouant que c’était aussi son rêve que de faire du rallye !
Les débuts ont été difficiles : par excès d’optimisme j’ai détruit tout le train avant de la voiture lors du shakedown et ensuite on a abandonné sur ennui mécanique à 3 ES de la fin…Ce fut une grosse déception mais on a pris un énorme plaisir à rouler. Le virus avait pris et depuis on a plus arrêté en faisant 3-4 rallyes par année.

Si j’ai bien suivi... tu as toujours roulé avec ton amie à tes côtés. Jamais roulé avec une autre personne?
Oui Lionel, tu suis bien ! C’est juste, j’ai toujours roulé avec Yannick qui est aussi ma compagne dans la vie depuis 14 ans. Elle fait un super job et s’occupe de tout organiser avant et pendant les rallyes. A part le rallye, on fait beaucoup de sports ensemble (vélo, jogging, peaux de phoques, skating, fitness,…) et c’est cool d’avoir une compagne qui partage les mêmes passions que soi. Je profite de l’occasion pour sincèrement la remercier de me co-piloter depuis toutes ces années ! Ce n’est pas toujours évident car je suis un « sanguin » et j’ai parfois tendance à vite m’emporter pendant les rallyes mais elle est toujours là pour me calmer, me dire les mots justes et elle sait parfaitement comment je fonctionne.

Depuis de nombreuses années tu roules en Honda. Est-ce que ce sera encore le cas cette année?
Oui, Yannick a repris avec son frère les 2 garages familiaux (Garage Tanguy Micheloud et Garage de Champsec à Sion) et ils sont notamment concessionnaire Honda. On aurait aussi pu rouler sur Peugeot car ils sont agent Peugeot depuis l’année passée. Pour cette année, on roulera 4-5 manches sur une Honda A7 qu’on louera en Italie chez « GRW Sport », la même avec laquelle on a fait 3 rallyes en 2016. C’est un petit team, très compétent qui a un esprit très familial « à l’italienne » et ça nous convient parfaitement. De plus, le propriétaire du team est également pilote, c’est un gros avantage car il connait très bien la voiture et il peut nous donner de précieux conseils pour les réglages.

Ton plus beau souvenir en rallye ?
Le Critérium Jurassien 2016. On roulait pour la 1ère fois avec « GRW Sport ». Après une fin d’année 2015 difficile, ils nous ont remis en confiance, préparé une voiture parfaite avec des réglages au top et surtout ils nous ont redonné le plaisir de rouler. On a fait notre meilleur résultat et on s’est battu pendant tout le rallye pour le podium en catégorie R3, c’était vraiment nouveau pour nous !

Et le pire que tu as en tête ?
Le Rallye du Mont-Blanc 2015. Quand tu apprends au départ d’une ES qu’un concurrent est décédé, c’est vraiment quelque chose de terrible. Même si je ne connaissais pas personnellement Fred Comte, on est une grande famille, ça m’a beaucoup touché et j’ai senti une grande solidarité entre nous tous.

Tu as été le seul pilote à rouler avec une voiture Diesel, c’était la Grande Punto dans les années 2009-2010. Un bon souvenir ?
Oui effectivement on a été les seuls. Même si ce n’était pas une voiture extraordinaire en termes de performances, elle était sympa à piloter, avec un couple moteur phénoménal ! Il a fallu s’adapter car ça me changeait de devoir changer les vitesses à 4000 tours/mn au lieu de 9000 tours/mn sur la Honda ! Beaucoup de monde venait nous voir intrigués au parc d’assistance et nous questionnait sur le fonctionnement de la voiture. Mais fin 2010, la FIA a eu la bonne idée de réduire les brides des turbos des diesels… Avec cette bride réduite, la voiture « n’avançait plus », on l’a revendu pour revenir sur une Honda.

Vous terminez dans le top 20 de la saison 2016 en étant 19ème au Championnat Suisse. C’est pas si mal ?
Oui c’est pas si mal même si ce résultat ne relève pas d’une grande importance à mes yeux. On le doit surtout à notre bon résultat au Rallye du Mont-Blanc où il y a eu une véritable hécatombe des équipages suisses. Cela nous a permis de terminer à la 9ème place du classement scratch suisse et de remporter la catégorie A7. On a roulé « avec la tête » car ce rallye était extrêmement piégeux et cela a payé.

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Copyright : François Morard

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